Contents : Spittler’s sämmtliche Werke. Vierzehnter Band. (14)

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Des  Moulins,  der,  den  sein  Freund  Mirabeau  Procureur-
  Général  der  Laterne  nannte,  sagt  es  den  Luͤttichern
ganz  offenberzig  und  geradezu,  wie  sie  es  mit  den  prcußischen
Soldaten  machen  sollten;  sie  sollten  es  machen,  wie
sie  es  in  Paris  gemacht  hätten!  den  Soldaten  statt
Bier  Wein  geben,  statt  Hülsenfröchte  tüchtig  Schinken  auftischen,
  Mädchen  versprechen,  u.  s.  w.  *)

)  Hévolutlons  de  Franco  et  de  Brabant.  Nro.  4.  p.  168.

Malheureur  Ligeois!  mais  il  y  a  un  expedicnt  à  prendre;
aes  conune  nous  avons  suit  iei.

Le  Roi  de  Prusse  régale  ses  regimens  à  vos  frais.  Au
lieu  d'un  pot  de  bierre,  dennez  un  pot  de  vin  à  ses  grnadiers.
  Au  lieu  de  legumes,  saites  leur  #nanger  des  cervelas,
du  jambon  eic,  invitezles  5  diner  arec  vous,  et  entre  la  poire
et  le  rommage  les  deux  coudes  sur  la  table,  ditcs-leur:  Camarades
  prussiens,  est-e  due  nous  ne  sommes  pas  de  la
méme  päte?  nous  serions  bien  sots  de  nous  entriegorger,
pour  quc  le  Boi  de  Prusse  se  divertisse  tout  seul.

Ehl  mes  amis,  divertissons  -  nous  nous-mémes.  Grénadier,
Parlons  un  peu  raison,  comme  si  nous  étions  membres  d'une
asseublee  nationale.

Tu  aurais  beau  faire,  tu  ne  coucheras  jamais  avec  la  Prin-Cesse
  Chorlotte,  la  Princesse  Christine,  la  Princesse  Awelie,
Pour  lesquelles  tu  us  la  sottise  de  te  battre.

Mais  un  soldat  est  un  homme  respeckable,  quand  il  combat
  pour  In  loi  et  pour  ses  concitoyens.  Ne  trouvres-  tu  Pas
due  un  ülle  est  jolie?  Ceite  Charlotte  -1  n'est  pas  impossible
  à  obtenir.

Tous  les  hommes  sont  Egaux  maintenant,  et  un  soldat
aristocrate  ne  deviendra  jamais  qu'un  caporal  ou  qu'un  enseigne;
  mais  un  soldat  patriote  peut  aspirer  à  tout.  Allons,
mon  ami,  buvons  à  la  sante  des  patriotes,  et  donsons  en  rond.

JNotre  cause  est  la  meme,  et  ne  soyons  blus  sots,  duc
Tänc  de  la  hble;
Je  vous  le  dis  en  bon  français,
Votre  ennemi  c'est  votre  maitre.