348  Anhang.

flatter,  dans  Texpression  renouvelléeé  de  ces  observations  que
la  conviction  intime  qui  me  les  a  dictées,  et  Elle  ne  doutera
certainement  jamais  de  la  constance  de  mes  sentiments  pour
Sa  personne  et  du  dévouement  inalterable  avec  lequel  je  suis
à  jamais  etc.“

15.

Herzog  Karl  August  an  den  König  von  Sachsen,  Weimar,
29.  April  1813:

„L’Empereur  des  Français,  Roi  d'Italie,  Protecteur  de  la  Confédération
  Rhenane,  a  été  hier  ici,  j'ai  eu  la  permission  de
Taccompagner  jusqufä  Eckersberge,  ou  S.  M.  a  couché  cette  nuit.
S.  M.  a  daigné  combler  ma  famille  et  moi  de  toutes  les
marques  de  bonté,  qui  prouvaient  Tintérét  magnanime  qdu’klle
prenait  à  notre  situation,  distinction  rare  et  inappréciable.
Une  grande  partie  de  son  armée  a  passé  et  passe  par  mes
états,  ce  qui  était  simplement  dans  les  limites  de  ce  pays-ci
peut  ötre  Cvalué  d'après  les  fournitures  à  100000  hommes.

L'Empereur  paraissait  entrer  en  doute  sur  les  sentiments
de  V.  M.  à  Son  égard  et  marqua  le  désir  du’Elle  s'expliquät
franchement.  —  S.  M.  m'’ordonna,  Sire,  de  Vous  transmettre
Ses  propres  paroles:  „Que  le  Roi  de  Sazxe  me  dise  franchement,
s'il  veut  étre  pour  moi  ou  contre  moi.  II  n'a  pas  à  se  plaindre
de  moi  parce  que  j'ai  fait  tant  pour  lui.  Ecrivez,  que  je  ne
croyais  encore  rien,  mais  qdue  la  conduite  tenue  à  Torgau  avait
du  louche.  Qu’il  se  déclare,  alors  je  saurais  ce  qdue  j'ai  a
faire.  ’il  est  contre  moi,  alors  il  perdra  ce  dwil  a;  je  me
suis  pressé  de  venir  pour  sauver  la  Saxe.“

Voilà  au  juste  ce  qdue  S.  M.  I’Empereur  M'ordonne  spéciellement
  et  en  présence  de  toute  ma  famille  T’crire  à
V.  M.  LiEmpereur  ordonne  encore,  que  j'expédie  cette  lettreci
  par  un  de  mes  couriers;  fobéis  aveuglement;  et  c'est  le
Ministre  de  France  résidant  ici,  qui  veut  avoir  la  bonté  de
donner  la  direction  à  ce  courier  et  de  le  munir  de  passeports.
L’Empereur  a  encore  ajouté,  qdue  si  V.  M.  voulait  lui  Ecrire,
qu'alors  ce  Courier-ci  pouvait  étre  chargé  de  Ses  commissions,