350  Anhang.

de  V.  M.  à  l'égard  de  toute  ma  marche.  Elle  n'aura  jamais
méconnu,  j'ose  m'en  flatter,  la  pureté  de  mes  motifs  ni  le
fond  de  mes  sentiments,  qui  Lui  ont  toujours  été  et  Lui  seront
toujours  entièrement  dévoués.  Le  général  de  Gersdorff,  qui
aura  P’honneur  de  remettre  cette  lettre  à  V.  M.,  est  porteur
de  mes  ordres,  qui  mettent  à  Sa  disposition  ma  cayvalerie  et
la  place  de  Torgau  avec  sa  garnison  ainsi  quc  Son  Ministre
vient  de  me  le  demander  de  Sa  part.  Je  La  prie  de  faire
Connaitre  Ses  intentions  à  cet  oflicier;  elles  seront  fidélement
exécutées  et  je  trouverai  à  les  remplir  une  Satisfaction  conforme
  au  dévouement  inaltérable,  avec  lequel  je  suis  à
jamais  etc.“  —  Senfft,  p.  226609.

18.

Friedrich  August  an  Napoleon,  Prag  10.  Mai  1813:
„V.  M.  m'ayant  fait  demander  par  Son  Ministre  le  Baron  de
Serra,  uno  déclaration  précise  sur  les  rapports  d’alliance  qui
m'unissent  à  Elle  et  dans  lesquels  je  trouve  mon  bonheur,  je
m'empresse  de  L'assurer  que  je  me  regarde  toujours  comme
membre  de  la  Confédération  du  Rhin,  que  je  reconnais  les
engagemens  que  ce  lien  W’impose,  qdue  je  veux  les  remplir  et
que  je  n’ai  avec  aucune  puissance  un  traitc  contraire  aur
principes  de  la  Confédération.  Cette  déclaration  confirmera,
je  m'en  flatte,  aux  yeux  de  V.  M.  les  sentiments  du  dévouement
  inalterable,  avec  lesquels  je  suis  à  jamais.“

19.

Friedrich  August  an  den  Kaiser  von  Osterreich,  Prag  10.  Mai
1813:  „Jai  ordonné  au  général  de  Watzdorf  d’exposer  au
ministre  de  V.  M.  I.  les  motifs,  qui  m'ont  déterminé  à  prendre
le  parti  à  la  suite  duquel  je  vais  quitter  Prague  pour  me
rendre  à  Dresde.  JP’aime  à  penser  qu’ils  justifieront  à  Ses
FJeux  une  ligne  de  conduite  qui  M’'est  préscrite  par  les  circonstances
  les  plus  urgentes.  Je  n'ai  pu  prendre  sur  Moi  de
diminuer  le  poid  des  raisons  qui  sollicitent  de  V.  M.  I.  une
attitude  pacifigue,  en  faisant  naitre  un  obstacle  au  maintien