160  77.  Leiexizens  Bericht  über  seine  Leistungen  an  den  König  (Januar  1705).

l’affaire  a  une  plus  grande  perfection,  et  je  parleray  ailleurs  des  emp&amp;@chemens  qui
se  sont  presentes  et  des  moyens  de  la  porter  a  quelque  chose  d’utile  et  de  glorieux
au  Roy.

2.  J’av  este  employe  aussi  a  la  negotiation  entre  les  Theologiens  de  Brandebourg
  et  de  Bronsvic.  J’en  avois  fait  la  premiere  ouverture  par  ordre  de  Monseigneur
le  duc  Antoine  Ulrie  dans  une  lettre  a  Mr.  de  Spanheim,  quand  il  estoit  encor  iey
et  que  läa-dessus  l’affaire  estant  proposee  dans  le  Conseil  en  presence  du  Roy,
Monsieur  de  Fuchs  eut  ordre  de  se  servir  de  certains  Theologiens  Reforınes  pour
ebaucher  la  matiere,  et  je  fus  requis  de  la  part  de  Sa  Majeste  d’y  einplover  mes
soins,  ce  que  j'’ay  fait  depuis  plusieurs  annces  avec  beauconp  d’application.  Jay
fait  plusieurs  Ecrits  et  voyages,  Jay  €crit  grand  nombre  de  lettres,  et  j’ay  confere
souvent  de  vive  voix  avec  des  Theologiens  et  autres,  et  Dieu  a  tellement  beni  ces
travaux  qu'apres  des  Declarations  echangces  entre  les  Thevlogiens  du  Roy  et  ceux
que  Monseigneur  l’Electeur  de  Bronsvic  avoit  charges  de  cette  affaire,  qu’on  est
alle  plus  loin  qu’on  n’avoit  encor  jamais  fait,  et  on  est  convenu  entiereinent  des
moyens  par  lesquels  la  scission  pourroit  estre  abolie  entre  les  protestans,  et  la
communion  des  Eglises  Protestantes  retablie.  Au  lien  qu’auparavant  les  Theologiens
memes  de  Bronsvie,  tout  moderes  qu’ils  sont,  n’avoient  point  juge  qu’on  pourroit
venir  a  une  meıne  communion,  comıne  leurs  ecrits  publics  le  mar«wuent.  Maintenant
  il  s’agit  d’amener  au  meme  point  d’autres  Theologiens  protestans  de  l’Empire
de  part  et  d’autre,  ınais  sans  en  rien  faire  eEclater,  avant  que  les  esprits  soyent
prepares;  l’Eclat  qu’on  a  fait  dernierement  y  ayant  nui  beaucoup.  J’ay  deja  fait
deux  voyages  en  Saxe  pour  cet  effect,  mais  il  faut  que  la  chose  soit  poussce  plus
efficacement  pour  obtenir  des  Thevlogiens  de  Saxe  et  quelques  autres,  ce  qu'on
a  obtenu  de  ceux  de  Bronsvic;  cependant  les  mesures  ont  este  prises  la-dessus
avec  M.  l’Eveque  Ursinus  d’une  maniere  qui  me  fait  attendre  du  succes,  si
Sa  Me  les  agree.

3.  J’ay  travaille  pour  les  droits  du  Roy  dans  un  Eerit  sur  la  succession
d’Orange!.  Et  Sa  Majeste  l’a  agree  et  donne  ordre  qu'il  füt  ınis  en  estat  d’estre
imprimc.  Plusieurs  des  personnes  qui  ont  approfondi  ces  matieres  et  sont  capables
d’en  juger,  y  ont  trouve  certäins  fondeinens  solides  qu’on  n’avoit  point  encor  touches
dans  les  ecrits  publics  de  la  part  du  Roy.  Car  les  adversaires  alleguent  (entre
autres),  «que  les  enfans  de  Guillaume  prince  d’Orange,  en  faisant  leur  Traite  de
partage.  ont  deroge  aux  pretentions  de  leur  pere  et  de  Rene  prince  d’Orange.
On  y  a  rcpondu  pour  le  Roy  «que  les  Fideicommis  et  loix  des  successions  qui  en
dependent,  sont  perpetuelles,  sans  qu’on  y  puisse  renoncer  pas  meme  du  consentement
  de  tous  les  interesses.  Mais  beaucoup  de  jurisconsultes  sont  d’un  autre
sentiment,  surtout  ceux  qui  ont  ecrit  pour  la  maison  d’Äustriche  contre  la  France.
Et  on  n’a  pas  besoin  de  se  jetter  dans  cette  opinion  outrce  et  peu  seure  et  qui
aura  pü  faire  faire  de  mauvais  jugemens  sur  les  droits  du  roy;  puisquiil  y  a  une
reponse  plus  satisfactoire.  Car  j’ay  monstre  que  la  renontiation  de  trois  fils  de
Guillamne  freres  a  leur  droit,  fait  dans  leur  traite  de  partage,  ne  doit  estre  entendue
que  pendant  «que  la  ligne  du  frere  subsistera,  sans  estre  contraire  au  droit  de
reversion  fonde  dans  le  fideicommis.

4.  On  m’a  aussi  employe  utilement  en  quelques  autres  choses,  par  exemple
je  suis  alle  expres  a  Wolfenbutel  avec  une  lettre  du  Roy  pour  porter  cette  Cour  &amp;
accorder  aux  princes  de  Zolleren  les  honneurs  düs  aux  princes  d’ancienne  maison.
Ce  qnejay  obtenu  en  sorte  que  la  prineesse  de  Zolleren  estant  venue  ensuite  a  Wolfenbutel.
  la  Duchesse  luy  a  donne  la  main.  Dailleurs  j’ay  fourni  des  memoires

I  Hierüber  ist  der  Briefwechsel  zwischen  Leinsız  und  von  ILsex  (Hannor.  Bibliothek)
zu  vergleichen.