182  91.  Leiexsız  an  Lord  Ray  (1708).

Mais  je  m’en  console  par  la  satisfaction  que  j’ay  d’avoir  fait  mon  devoir,  dont  on
s’appercevra  peutestre  un  jour  plus  qu’on  ne  fait  a  present,  si  je  me  donne  la
peine  de  dresser  des  memoires.  Par  bonheur  ınon  temperament  qui  me  met  audessus
  de  bien  des  choses,  m’exemte  de  beaucoup  de  chagrins  qu'un  autre  auroit
peutestre,  s’il  luy  arrivoit  ce  qui  m’arrive  dans  les  endroits  oü  je  ne  ın'y  devois
point  attendre  .......

91.

(Vergl.  Geschichte  der  Akademie  S.  151).

Leısnız,  Brief  an  Lord  RıaBy  aus  der  zweiten  Hälfte  des  Jahres  1708.
[Krorr,  Die  Werke  von  Leissiz.  ı0.  Bd.  S.  414f.]

Si  la  societe  des  sciences  de  Berlin  estoit  en  estat  de  faire  quelque  chose,
jaurois  fait  executer  le  dessein  d’un  Barometre  de  poche  d’une  structure  toute
particuliere,  que  j’ay  inventee;  car  icy  on  manque  de  bons  ouvriers.  Je  m’etonne
que  les  Grands  princes  ne  considerent  pas  assez  l’importance  des  connoissances
de  la  nature.  Je  suis  asseure  que,  si  l’on  faisoit  les  efforts  pour  cela,  on  apprendroit
  plus  en  ro  ans  que’on  n’en  apprendra  en  100  ans,  sans  cela.  Et  ils  jouiroient
eux-meınes  de  ces  lumieres  pour  leur  sante.  J’avois  propose  au  Roy,  au  coınmencement
  de  la  fondation  de  la  societe,  de  donner  ordre  a  tous  les  Medecins
gages  dans  ces  Estats  d’envoyer  tous  les  ans  quelques  observations  selon  une
certaine  methode,  et  dont  le  recueil  auroit  fait  une  Histoire  naturelle  de  l’annke,
ce  qui  auroit  este  d’une  utilite  immense  avec  le  temps.  Mais  les  bonnes  intentions
du  Roy  ont  souvent  le  malheur  d’estre  mal  executees.  Je  l’eprouve  encor  a  l’egard
du  bastiıent  de  la  Societe..  Le  Roy  a  donne  une  resolution  par  ecrit,  et  il  ma
asseure  de  vive  voix,  quand  je  partois,  qu’il  y  tiendroit  la  main.  Cependant  sa
Chambre,  appellee  Amts-Cammer,  vient  de  declarer  tout  presentement,  qu’elle  ne
peut  point  fournir  a  ces  miserables  2100  &amp;cus,  et  elle  ne  veut  pas  m&amp;me  resoudre
a  en  payer  les  interests,  si  on  les  empruntoit,  ce  qui  seroit  pourtant  bien  juste.
M.  le  Grand  Chambellan  nous  a  asseur&amp;,  Mylord,  que  nous  aurions  contentement
cette  annee;  mais  on  n'y  a  point  d’egard:  quoyque  l’expedient  de  l’emprunt  soit
sans  difficulte.  Enfin  il  est  etonnant  que  les  ordres  du  Roy  et  du  premier  Ministre
ont  si  peu  d’eflect,  meine  dans  une  matiere  qui  regarde  la  gloire  du  prince  et
Tutilite  publique.  Quelues  personnes  m’ont  dit  avant  mon  depart  de  Berlin  qu'il
en  iroit  ainsi.  Je  m’en  moquois,  ayant  la  parole  du  Roy  par  ecrit  et  de  vive  voix,
et  je  croyois  que  ces  gens  estoient  mal  intentionnees,  en  jugeant  ainsi  des  ordres
d’un  si  grand  prince:  mais  ä  present  ils  se  moqueront  de  moy  ä  leur  tour.  Cela
rendra  ın&amp;ıne  la  societe  mcprisable,  car  elle  a  des  meınbres  dans  les  pays  estrangers,
qui  ne  peuvent  pas  manquer  d’apprendre  ces  contretemps.  Si  \.  E.  a  la  bonte
de  s’informer  encor  de  cette  affaire,  elle  apprendra  a  quoy  il  tient.  Pour  moy,
j’en  ay  ecrit  plus  d’une  fois  au  Grand  Chambellan.  Eite.

92.

(Vergl.  Geschichte  der  Akademie  S.  156).

Königliche  Verordnung,  betreffend  dieBüchercensur  durch  die  Societät
vom  24.  August  1708.
[Hannov.  Bibl.,  Fasc.  »Societätsacten.«.]
Nachdem  $S.  K.  Maj.  in  Preufsen  unser  allergnädigster  Herr  dero  alhier  gestifteten
  Societät  der  Wifsenschafften  die  Censur  derer  einzuführenden  oder  zum
Druck  kommenden,  so  pelitischen  und  die  Zeit-Geschichte  enthaltenden  alls  ge-