198  101.  102.  Briefwechsel  zwischen  Leiesız  und  Prixstzex  (December  1710).

que  le  tout  se  fasse  sans  bruit,  car  il  n'est  peutetre  point  necessaire  que  le  public
sache,  comment  j’ay  etc  traite,  cela  feroit  moins  d’honneur  a  la  Societe  qu’a  mov;
et  il  ne  seroit  point  digne  de  la  reputation  que  le  public  a  bien  voulu  m’accorder
et  que  je  suis  oblige  de  soutenir,  que  je  mngerasse  trop  aupres  des  gens  qui
n'’en  voudroient  point  de  moy;  «noyuu'avec  tout  cela  j’aurois  tousjours  droit  de
me  plaindre  d’une  injustice.

Je  me  flatte  du  moins  que  V.A.R.  me  le  pardonnera,  si  je  l’ay  ennuyce  par
une  affaire  qui  me  regarde.  Je  ne  say  si  je  me  puis  flatter  aussi  de  la  pouvoir
desennuyer  un  jour  par  quelque  matiere  plus  agreable,  a  moins  que  ce  ne  soit  par
le  recit  du  rajeunissement  de  M.  l’Abbe  Molanus  a  l’äge  de  80  ans,  dont  les  cheveux
gris  ont  fait  place  dernierement  a  des  noirs,  au  sortir  d’une  maladie  facheuse.  Cependant
  je  souhaite,  Madame,  qne  vous  passies  les  fetes  prochaines  et  encore  plus
de  80  semblables  avec  toute  la  satisfaction  possible;  etant  avec  devotion  etc.

101.

(Vergl.  Geschichte  der  Akademie  S.  170).

Leı»ssxız,  Briefan  Hrn.vox  PrıxızEex  vom  10.December  1710.
|Krorr,  Die  Werke  von  Lrisnız.  10.  Bd.  S.  421  f.]

Monsieur.  Je  viens  d’apprendre  par  accident,  que  V.E.  a  bien  voulu  se  charger
de  la  supreme  direction  de  la  Societe  Royale  des  Sciences  de  Berlin.  J’en  suis  ravi,
car  vos  lumieres  et  votre  autorite  la  pourront  rendre  fleurissante;  et  voila  mon  but
qui  a  tousjours  etc  l’avancement  du  bien  public.  Je  nous  en  felieite  done,  Monsieur,
  et  je  souhaite  que  mettant  en  perfection  ce  que  je  n’ay  fait  qu’ebaucher,  vous
ayes  la  satisfaction  durant  un  grand  noınbre  d’annces  de  la  voir  faire  honneur  au
Roy  son  fondateur.

Si  j’avois  eu  la  moindre  connoissance  du  penchant  que  vous  pouvics  avoir
de  vous  charger  de  ce  soin,  j'aurois  et&amp;  le  premier  a  vous  en  prier,  et  V.E.  se
souviendra  peutetre,  qu’avant  que  de  partir  de  Berlin,  l’annce  passce,  jeus  l'honneur
  de  vous  recommander  les  intercts  de  la  Societc,  faisant  en  m&amp;me  temps  une
proposition  avantageuse  au  public  et  a  elle,  que  vous  paroissics  goüter.

Maintenant  je  souhaiterois,  Monsieur,  d’apprendre  a  votre  loisir,  si  vous  approuves
  ce  que  j’ay  fait,  et  particulierement  l’echantillon  qu’a  force  de  soins  et
diinstances  j’ay  fait  donner  au  public,  n’ayant  point  d’autre  pouvoir  que  celuy  de
prier.  Mais  je  souhaiterois  encor  plus  de  savoir  vos  intentions  a  ınon  egard,  ne
doutant  point  que  vous  ne  soycs  tres  porte,  Monsieur,  a  me  rendre  justice  aupres
du  Roy  et  ailleurs;  et  outre  la  qualit@  de  president  de  la  societe  que  vous  voules
honorer  de  votre  protection  auprcs  de  sa  Majeste,  je  fais  gloire  d’etre,  Monsieur,  etc.

102.

(Vergl.  Geschichte  der  Akademie  S.  170).

Prıntzen’s  Brief  an  Leısnız  vom  16.  December  1710.
[Krorr,  Die  Werke  von  Leisxız.  ı10.Bd.  S.  422  f.]

Monsieur.  L’honneur  de  votre  tres  chere  lettre  du  so  de  ce  mois,  que  Jay
recue  par  la  derniere  ordinaire,  ma  ctc  d’autant  plus  agreable,  puisqu’elle  me  donne
des  marnes  si  certaines  de  votre  souvenir.  qui  m’est  en  toutes  manieres  bien  pretieux.
  Je  vous  suis  aussi  bien  sensiblement  oblige  des  bons  et  obligeans  voeux
qu’il  vous  a  plü  de  me  faire  sur  Je  choix  que  le  Roy  a  fait  de  ma  personne,  pour
etre  le  Directeur  de  la  societe  des  sciences  d’iey,  et  comme  il  a  fallu  se  soumettre