103.  104.  Leissız,  Briefe  an  die  Kronprinzessin  und  Prixtzex  (December  1710).  199

la  dedans  aux  ordres  de  Sa  Majeste,  je  souhaiterois  seulement  de  pouvoir  contribuer
  quelgqne  chose  pour  letablisseiment  et  pour  le  lustre  de  cette  illustre  societc,
dont  je  ne  fais  d’autant  plus  de  gloire  d’etre  un  nombre,  puisqu’elle  se  trouve
ornce  de  vostre  personne,  dont.  les  eclatans  merites  et  le  grand  sgavoir  sont  connus
ä  tout  Vunivers.  Faites-moy  seulement  la  grace,  Monsieur,  de  me  donner  de  tems
en  tems  part  de  vos  sages  avis,  comment  et  par  olı  vous  croves  que  cette  societe
se  puisse  rendre  plus  florissante  et  acquerir  plus  de  renommcece  dans  le  monde,  et
jv  defereray  non  seulement  tousjours  le  plus,  mais  y  contribueray  aussi  du  meilleur
de  mon  coeur  tout  ce  qui  dependra  de  moy.  Le  Roy  ne  se  souvient  ny  parle
jamais  de  votre.  personne  qu’avec  cette  consideration  et  distinction  gratieuse,  qui
est  düe  a  vos  merites  infinis,  que  je  revere  aussi,  et  suis  de  toute  ınon  ame  avec
une  passion  sincere  et  un  zele  veritable,  Monsieur,  etc.

103.

(Verel.  Geschichte  der  Akademie  S.  170).

Leıirnız,  Brief  an  die  Kropprinzessin  SormiEe  DororuEaA
vom  17.  December  1710.
[Krorr,  Die  Werke  von  Leissiz.  10.  Bd.  S.  423  f.]

J’ay  pris  la  liberte  de  recourir  a  la  protection  de  Votre  Altesse  Royale  pour
la  reparation  d’un  tort  qui  m’a  ete  fait  en  me  cachant  ce  que  je  devois  savoir.
On  m’a  envoye  depuis  un  Reglement,  ot  le  Roy  me  conserve  mes  droits,  mais
comme  il  seroit  peu  honnorable  a  moy,  et  peutetre  peu  avantageux  a  la  societe
Royale  des  sciences,  si  l’on  faisoit  les  choses  sans  en  comınuniquer  asses  avec
moy,  il  est  juste  qu’on  remedie  a  ce  desordre,  et  j’espere  qu’un  ınot  que  V.A.R.
aura  ou  aura  eu  la  bonte  de  dire  a  M.  de  Printzen,  fera  l'affaire,  a  fin  qu’on
m’cerive  regulierement  et  qu’on  n’expedie  point  les  choses  qui  souffrent  delay,
sans  m'en  faire  part.  J’en  auray  beaucoup  d’obligation  a  V.A.R.  et  meme  le
public  luy  en  sera  redevable,  si  nous  faisons  quelque  chose  de  bon.  Et  je  suis  au
reste  avec  devotion,  etc.

104.

(Vergl.  Geschichte  der  Akademie  S.  170).

Leisvız,  Brief  an  Hrn.  vox  Prıxrzen  vom  30.  December  1710.

[Krorp,  Die  Werke  von  Leiexız.  10.  Bd.  S.4241l.;  eine  Abschrift  im  Akademischen  Archiv,
nach  der  hier  gedruckt  ist.]

Monsieur.  J’ai  ete  ravi  d’apprendre  par  ’honneur  de  la  röponse  de  V.E.
qu’Elle  me  conserve  la  bonte  qu’Elle  m’a  toujours  temoignee,  et  je  la  suplie  de
me  conserver  les  bonnes  graces  du  Roi.  De  ınon  cote  je  prie  Dieu  a  l’entree  de
l'annee  qu’il  vous  la  donne  heureuse,  Monsieur,  et  pleine  de  toute  sorte  de  satisfaction,
  avec  une  longue  suite  de  semblables.

Puisque  vous  aves  bien  voulu  vous  charger,  Monsieur,  pour  le  service  du
Roi.  du  soin  de  faire  tleurir  la  Societe  des  Sciences,  vous  aures  la  bontc  de  permettre
  que  j’aie  recours  A  vos  lumieres  et  a  votre  autoritc  pour  y  reussir.

J’ay  quelque  sujet  de  me  plaindre  de  la  ınaniere  dont  ceux  qui  ont  fait  les
affaires  de  la  Societe  en  mon  absence,  en  ont  use  a  mon  egard  dernierement,
m’aiant  cache  tout  ce  qui  se  devoit  faire  par  rapport  au  nouvcau  reglement,  et
ne  m’aiant  mande  qu’a  demy  ce  qui  s’est  fait.  On  ne  ma  envoie  que  bien  tard
ordonnance  du  Roi  toute  imprimce.  Mais  j’entends  dire  qu’on  a  encor  regle