169.  Aus  dem  Briefwechsel  Frienricn's  I.  und  Mauvrertuis’  (1750).  279

Reponse.  —  Vous  en  userez  avec  les  veuves  des  Guio  [?]  et  des
Gricho  come  vous  le  voudres.  Faites  nous  avoir  des  sujets  habiles
et  ne  vous  embarasses  pas  des  pensions.  Sivotre  professeur  poöte
[Haller]  nous  manque  vous  pouves  prendre  en  sa  place  son  premier
eleve.  mais  le  maitre  vaut  mieux  que  le  disciple,  c'est  une  piece  de

cabinet  pour  une  Academie.
Frederic.

Sire,  &gt;
Votre  Majeste  m’a  ordonne  de  finir  l’affaire  de  ses  deux  academiciens  et  de
leur  en  rendre  compte.  M.  de  Merian  entrera  a  son  service  pour  400  Ecus;  et  je
supplie  Votre  Majeste  de  me  mettre  en  etat  de  luy  faire  scavoir  sur  quelle  caisse
il  les  recevra.  J’ay  engage  aussi  M.  Meckel  a  preferer  ce  que  Votre  Majeste  luy
donne  &amp;  tout  ce  quon  luy  offroit  a  Gottingue  et  je  suis  charme  d’avoir  procure

a  Votre  Majeste  deux  aussi  excellents  sujets.  Je  suis,  ...
Maupertuis.

De  Postdam,  23  Fevier  1750.
Reponse.  —  Je  le  payerai  de  ma  bourse,  tandis  que  les  revenus

de  ’Acadtemie  s’augmentent...
Frederic.

6.
Sire,

Le  sieur  Passavant  de  Basle  qui  depuis  deux  ans  qu’il  est  dans  l’Academie
nous  a  donne  les  plus  grandes  preuves  de  dissipation  et  de  paresse  vient  de  finir
par  siengager  precepteur  ou  gouverneur  chez  M®  de  Foulmaier  [Fulmaier].  Comme
cette  place  non  seulement  le  met  encor  pls  hors  d’etat  de  travailler  pour  l’Academie,
  mais  degrade  et  avilit  l’academicien,  je  crois  qu’il  conviendroit  d’en  faire
un  exemple  et  de  priver  de  sa  pension  le  sieur  Passavant  que  je  pourrois  remplacer
  par  un  bon  sujet  professeur  a  Leipsick  que  je  connois;  j’attends  l’ordre  de

Votre  Majeste  sur  cela.  Je  suis  ...
Maupertuis.

De  Postdaın,  20  Avril  1750.

Reponse.  —  Cela  depend  du  bon  plaisir  et  des  lumieres  superieures
de  Monsieur  le  President.  Quant  a  moy  son  fidelle  accademissien
je  Vassure  que  je  n’ai  jamais  ouj  nomer  mon  confrere  Passavant  et
que  dans  mon  petit  partienlier  je  suis  tres  humilie  de  l’affront  qu’il
a  fait  a  votre  Academie.  Pour  ne  point  meriter  pareil  traitement  de
votre  part  je  vous  promets  de  travailler  pour  votre  scance  du  mois
de  may  et  de  ne  jamais  me  faire  pressepteur  de  quelquejeune  homme
ne  ce  puisse  eEtre.

Frederic!.

’-Sire,

Ayant  Ecrit  a  l’Academie,  conformement  a  vos  ordres,  que  Votre  Majeste
avoit  juge  la  condition  de  gouverneur  d’enfants  incompatible  avec  la  fonction  d’acadcmicien
  que  remplissait  deja  asses  mal  le  sieur  Passavant,  je  regois  une  lettre

ı  Maurerruis  sah  diese  Antwort  als  Genehmigung  an  und  schrieb  am  26.  April  1750
der  Akademie:  -Le  Roi  avant  ete  inform®  «que  le  Sign.  Passavant  venoit  de  se  charger
d'un  emploi  ineompatible  avec  la  place  qu’il  vecupoit  dans  l’Academie,  m’a  ordonne  de  deelarer
  sa  place  vacante-  (Akadeimische  Protokolle).