280  169.  Aus  dem  Briefweelisel  Fiaeunıen’s  Il.  und  Marrerteıs’  (1750).

singulicre  de  madame  de  Fulmayren  [Fulmaier]  qui,  mettant  encor  d’autres  hommes
a  mes  trousses,  prend  l’Acadcınie  de  Votre  Majeste  pour  une  pepiniere  de  precepteurs
  et  de  gouverneurs  et  voudroit  que  le  sieur  Passavant  continuät  de  joindre
la  pension  de  l’Acadeınie  avec  les  gages  qu’elle  Juy  donne.  Si  ces  choses  avoient
lien:  1°  des  que  nous  aurions  acquis  quelque  sujet  il  entreroit  gouverneur  ou  precepteur
  dans  quelque  maison.  2°  Nous  n’aurions  plus  d’esperance  de  voir  des
gens  d’un  certain  etat  Hlattes  du  titre  d’academicien,  si  nous  comptions  parıny  nous
des  domestiqnes.  Je  supplie  Votre  Majeste  de  ım’ordonner  ce  que  je  dois  repondre
a  Madame  de  Fulmayren.  Je  suis  avec  le  plus  profond....
Maupertuis.
De  Postdam,  30  Avril  1750.
Reponse.  —  (Jue  fait  a  vous  et  a  moy  Madame  de  Fulmaier?
Frederic.

8.
Sire,

Le  grand  Directoire  [scil.  des  Kriegs  und  der  Finanzen]  nous  ayant  voulu
faire  remettre  une  somme  de  397  ecus  pour  nous  charger  d’une  fonderie  de  caracteres
  d’imprimerie,  ’Academie  s’asseınbla  pour  en  deliberer  et  ayant  examine  la
chose  elle  la  trouva  si  eloignee  de  ses  occupations  et  si  onereuse  qu’elle  prist  le
party  de  remercier  le  grand  Directoire.  Aujourd’hui  leurs  Excellences  pretendent
qne  c’est  un  don  que  nous  sommes  forces  d’accepter  et  m’obligent  de  vous  demander
sur  cela  vos  ordres.  Si  lintention  de  Votre  Majeste  est  de  nous  imposer  ce  fardeau
nous  n’avons  d’autre  party  a  prendre  que  d’obeir,  en  vous  representant  notre  incapacite
  pour  une  telle  manufacture  qui  n’est  que  du  ressort  des  imprimeurs  et  le
tort  que  des  occupations  aussi  etrangeres  font  aux  occupations  acadeıniques.  Si
Javois  le  bonheur  de  pouvoir  vous  parler  des  aflaires  de  votre  Academie  j'aurois
bien  des  choses  a  vous  proposer  que  je  croirois  utiles  ou  necessaires.  Je  suis...

Maupertuis!.
Reponse.  —  Si  vous  voules  venir  cet  apres-midi  a  ciny  heures
j’aurai  le  temps  de  vous  parler.  In
Frederic.

Sire,  ?

Pour  obeir  a  l’ordre  que  Votre  Majeste  m’a  donne,  j'aurois  l’'honneur  de  lur
reprösenter  qu’apres  qu’elle  a  bien  voulu  nous  accorder  le  remplaceiment  d’une
somme  de  pensions  que  V’Academie  paye  a  des  ctranzers  par  une  somme  pareille
qw’elle  payera  a  ses  membres,  nous  avons  etc  surpris  de  recevoir  de  messieurs  du
grand  Directoire  un  arrangement  tout  different  encor  plus  contraire  au  bon  ordre
de  l’Academie  et  aux  intentions  de  Votre  Majeste.  Nous  vous  supplions  done,
Sire,  d’ordonner  quil  soit  change  et  rendu  conforme  a  ce  que  vous  avies  ordonne.
Depuis  longtemps  aussy  nous  sollicitons  messieurs  du  grand  Direetoire  de  nous
faire  donner  des  piquets  pour  2000  meuriers  «je  nous  faisons  planter  a  Kapnik
dans  un  champ  appartenant  a  l’Academie,  demeurc  presque  inculte  depuis  40  ans.
Nous  supplions  Votre  Majeste  de  nous  les  accorder.  Je  suis.....

Maupertuis”.

I  Dieser  Brief  ist  nicht  zu  datiren.  Ich  bin  geneigt,  ihn  in  das  Jahr  1750/51  zu  setzen,
da  damals  die  Akademie  die  Herausgabe  der  Gesetzessammlung  unternahm.

2  Auch  dieser  Brief  ist  nicht  zu  datiren;  um  das  Jahr  1750/51  muss  auch  er  geschrieben
sein.  Jin  Geheimen  Staatsarchiv  findet  sich  ein  verwandtes  Schreiben  Maurertuis’,  und  dieses
ist  auf  den  9.  November  1730  datirt.