171.  Expose  der  Akademie  über  die  Köxis’sche  Sache  (März  1751).  301

pareillement  prouvee,  et  qu'il  falüt  egalement  quelque  autorite  pour  la  rendre  digne
de  creance  dans  la  Republique  des  Lettres;  on  ne  trouve  au  fonds,  dans  l’endroit
de  sa  Harangue  que  M.  Koenig  allegue,  autre  chose,  sinon  que  M.  de  Leibnitz,  las
des  censures  de  Juges  tres  iniques,  navoit  pas  voulu  mettre  au  jour  la  seconde
Partie  de  sa  Dynamique,  au  dommage  irreparable  des  sciences;  afin  que  l’ignorance  ne
regardät  pas  ses  principes  comme  de  ınonstrueuses  chimeres.  On  voit  assez  combien
peu  cette  suppression  a  de  rapport  avec  l’aflaire  pr&amp;sente,  ol  l’on  se  borne  a  demander
  aM.  Koenig  qu’il  justifie  le  fragment  par  lui  cite,  en  produisant  la  Lettre  originale.

On  a  dans  le  m&amp;me  teıns  fait  encore  d’autres  recherches  a  Bäle,  ou  M.  Hermann
est  mort,  et  ailleurs,  pour  deterrer  les  Lettres  qu’il  avoit  regu&amp;s  de  M.  de  Leibnitz;
et  il  en  resulte  assez  clairement  que  ces  Lettres  sont  depuis  longtems  entre  les
mains  de  M.  Koenig,  et  que  c’est  peine  perdu&amp;  de  les  chercher  en  d’autres  endroits:
  ce  qui  est  d’autant  plus  vraisemblable,  qu’on  n’a  pu  les  trouver  nulle  part,
et  qu’il  n’est  pourtant  pas  a  presumer  qu’elles  se  soyent  perdußs.

Le  Magistrat  de  Bäle  en  etant  requis  par  le  Roi  a  fait  examiner  avec  la
derniere  attention  tous  les  Ecrits  delaisses  par  feu  M.  Hermann,  et  conserves  par
ses  Heritiers.  M.  Jean  Bernoulli,  Professeur  de  Mathematiques,  qui  a  ete  charge
de  cette  commission,  n’a  trouve  que  trois  Lettres  de  M.  de  Leibnitz  ou  il  n’est  pas
fait  la  moindre  mention  du  principe  de  la  moindre  action.

M.  Kenig  dit  aussi  dans  une  Lettre  du  ı2  Mars  qu’il  a  cherche  en  vain
a  Bäle  par  le  moyen  d’un  Ami  cette  Lettre  de  Leibnitz,  parmi  les  papiers  delaisses
par  M.  Herinann;  et  il  envoye  en  me&amp;me  tems  la  reponse  qu'il  a  regu&amp;  a  ce  sujet.
Il  ajoute  encore  que  l’attente  de  cette  r&amp;ponse  est  la  cause  qui  l’a  oblige  a  ne
toucher  jusqu’ici  que  legerement  a  la  question  principale;  mais  qu’ayant  &amp;  present
donne  des  preuves  suffisantes  de  sa  diligence  dans  la  recherche  de  cet  Original,
il  croit  avoir  satisfait,  autant  qu’on  peut  l’exiger,  au  desir  de  l’Academie.

Les  Choses  Etant  Telles  qu’on  vient  de  les  exposer;  le  fragment  etant  premiereinent
  par  lui  ımeme  suspect,  et  M.  Kanig  d’un  autre  cöte,  depuis  qu’il  a  ete
rapporte  que  l’Original  de  la  Lettre  de  M.  de  Leibnitz  n’existoit  point  dans  les
papiers  de  Henzi  qui  a  ete  supplicie,  n’ayant  point  produit  cet  Original,  ni  pü  ou
ose  assigner  le  lieu  oü  il  est  conserve;  il  est  assurement  manifeste  que  sa  cause
est  des  plus  mauvaises,  et  que  ce  fragment  a  ete  forge,  ou  pour  faire  tort  aM.  de
Maupertuis,  ou  pour  exagerer,  comıne  par  une  fraude  pieuse,  les  loüanges  du  grand
Leibnitz,  qui  sans  contredit  n’ont  pas  besoin  de  ce  secours.  Toutes  ces  considerations
  duöment  pesees,  l’Acadcınie  ne  balancera  pas  a  declarer  ce  fragınent
suppose,  et  a  le  depouiller  par  cette  declaration  publique  de  toute  l’autorite  qu’on
auroit  pü  lui  attribuer.

Protocolle
de  l’Assemblee  de  l’Academie
du  Jeudi  13  Avril  1752.

Presens  Ördinaires
M.  de  Keith.  Curateurs  M.  Pelloutier.  M.  Pott.
M.  de  Redern.  M.  Spragel.  M.  Küster.
M.  de  Marschall.  Honoraires  M.  M.M.  Ludolff.  M.  Becmann.
M.  de  Cagnony.  |  M.  Gleditsch.  M.  C.  L.  Ludolff
M.  Eller.  M.  de  Beausobre  M.  Kies
M.  Heinius.  )  Directeurs  M.  Meckel.  M.  Merian.
M.  Euler.  !  M.  Sulzer.
M.  Formey.,  Secret.  perpet.  M.  la  Lande  Assoc.  ext.

M.  Hesse

M.  Hirzel  |  Etrangers