302  171.  Expose  der  Akademie  über  die  Kösı’sche  Sache  (März  1751).

M.  le  Curateur  de  Keith  a  remis  a  l’Academie  la  Lettre  suivante  de  M.  le

President  de  Maupertuis,  dont  le  Secretaire  a  fait  la  lecture.
Monsieur,

Comime  c’est  aujourd’hui  que  l’Academie  doit  entendre  le  Meinoire  de  M.
Euler  au  sujet  de  la  Lettre  citee  par  M.  Koenig.  et  porter  son  jugement  sur  cette
affaire,  j’aurai  l’honneur  de  vous  dire  que  ın'y  trouvant  implique,  et  ne  desirant
de  M.  Koenig  aucune  reparation,  je  prie  l’Academie  de  s’en  tenir  uniquement  a
la  verification  du  fait;  c’est  a  dire  a  juger  l’authenticite  de  la  Lettre  de  M.  de
Leibnitz  que  M.  Konig  a  citee.  J’ai  ’honneur  d’etre  etc.

Maupertuis.

Le  Secretaire  a  mis  ensuite  sur  le  Bureau  toutes  les  Pieces  «ui  concernent
l'affaire  de  M.  Koenig  avec  l’Academie;  en  a  donne  une  recapitulation,  et  a  lu  en
leur  entier  «nelques  Pieces  qui  n’avoient  point  encore  et@  communiquees  a  l’Academie
  et  qui  sont  une  Lettre  de  M.  Kanig  a  M.  Foriney  du  ı5  Fevrier  1732,
une  Lettre  de  M.  de  Maupertuis  a  M.  Kanig  du  9  Fevrier  1752,  et  la  Reponse
de  M.  Kanig  a  cette  Lettre,  du  ı2  Mars  1752,  a  quoi  il  a  joint  l’exhibition  des
derniers  temoignages  concernant  les  Lettres  de  M.  de  Leibnitz,  envoyes  a  S.M.
par  M.  M.  les  Magistrats  de  Baäle.

M.le  Directeur  Euler  a  lü  ensuite  un  Rapport  Latin!  ou  il  a  allegue  toutes
les  preuves,  tant  de  raisonnement  que  de  fait  qui  deinontrent  que  le  passage  allexue
par  M.  Koenig  coınme  etant  un  fragment  d’une  Lettre  de  M.  de  Leibnitz,  ne  peut
&amp;tre  regarde  que  comme  suspect  par  lui-meme,  et  manifesteinent  faux  par  les
eirconstances.

Sur  quoi,  M.  le  Curateur  de  Keith  ayant  recueilli  les  voix  de  tous  les  Membres
  de  l’Academie  presens,  en  demandant  a  chaque  Academicien  son  sentünent,
le  resultat  unaniıme  de  la  deliheration  a  ete:

(Que  le  passage  produit  par  M.  Koenig,  dans  le  Memoire  quw'il  a  insere  dans
les  Acta  Eruditorum  de  Leipzig,  comme  faisant  partie  d’une  Lettre  de  M.  de
Leibnitz,  ecrite  en  Frangois  a  M.  Hermann,  porte  des  caracteres  evidens  de  faussete,
et  ne  peut  avoir  par  conscquent  aucune  ombre  d’autorite  pour  porter  atteinte  aux
legitimes  pretensions  qu’ont  les  Membres  de  l’Academie  interesses  dans  cette  affaire,
de  revendiquer  les  principes  qu’ils  ont  proposes  comme  etant  düs  a  leur  meditations
  et  a  leurs  recherches,  aussi  bien  que  toutes  les  consequences  qu’ils  en  ont
tirces,  tant  dans  les  Memoires  que  l’Academie  a  adoptes,  que  dans  les  autres  Ouvrages
  quils  ont  publics:  Et  qu’ainsi  les  conclusions  que  M.  Euler  a  tirees  a
la  fin  de  son  Rapport,  doivent  &amp;tre  censees  justes  et  valables  dans  toute  la  force
des  terınes  ou  elles  sont  exprimees.  L’Acadcmie,  en  consideration  de  la  Letire
de  M.le  President  de  Maupertuis  luö  au  commencement  de  la  seance,  na  pas
vonlu  pousser  la  chose  plus  loin,  et  E&amp;tendre  sa  deliberation  jusqu’au  procede  de
M.  Koenig  dans  cette  occasion,  et  a  la  maniere  dont  elle  seroit  autorisce  a  agir  rlativement
  a  ce  procede.

Keith.  Redern.
Eller.  Heinius.  Euler.
Formey,  Secret.  perp.

Angehängt  möge  hier  die  höchst  charakteristische  Äusserung  Ca.  Worrr's
über  den  Streit  sein  (Brief  an  J.  D.  Schunacher  vom  12.  Mai  1753,  in  den  im
Jahre  1860  von  der  Petersburger  Akademie  herausgegebenen  »Briefen  von  Carıistax
WOLFF«):

!  Ce  Rapport  est  le  Memoire  qu’on  vient  de  lire  traduit  en  Frangois.