181.  Besuecin,  Vorschlag  die  auswärtigen  Mitglieder  betreffend  (Nov.  1786).  325

des  arts,  que  le  Committe  alleınand  feroit  une  classe  particuliere,  qui  travailleroit
et  publieroit  ses  Ecrits  separement,  sans  les  meler  aux  Memoires  de  l’Acadeınie,
qu’on  ne  cesseroit  aussi  pas  de  faire  entrer  dans  l’Academie  de  tems  en  tems  tous
les  Membres  regnicoles  de  la  Nation  francoise,  qui  s’y  qualiferoient,  comme  j’ai
assez  fait  voir  pendant  le  tems  de  ma  Curatele  et  m&amp;me  des  etrangers  que  Votre
Majeste  jugeroit  a  propos  d’appeller  ici.  Pour  les  assurer  encore  davantage  la
dessus,  je  prends  la  liberte  de  demander  la  permission  de  Votre  Majeste:
que  je  puisse  augmenter  le  nonıbre  des  Membres  francois,  en  faisant  &amp;lire
pour  Meınbre  ordinaire  avec  une  petite  pension  de  100  &amp;cus  le  Sr.  Breton
  [wahrscheinlich  =  Boaton]  de  la  Colonie  francoise,  qui  est  un  bon
Savant  et  qui  traduit  deja  en  langue  francgoise  nos  M&amp;moires  allemands  et
corrige  tous  nos  Meinoires  pour  l’iınpression  avec  une  exactitude  admirable,
ce  que  lui  suppose  deja  une  connoissance  de  toutes  les  Sciences,  et  est
tres  difficile  pour  les  pieces  de  Geometrie  et  de  Physique,  par  laquelle
raison  ce  Breton  est  aussi  fort  estime  de  toute  l’Academie  et  regarde
comme  tres  propre  pour  en  &amp;tre  un  Membre  reel.  Je  n’ai  aussi  pas  besoin
  de  charger  l’Academie  d’une  nouvelle  pension  de  200  &amp;cus  pour  lui,
je  n’ai  qu’a  ajouter  100  Ecus  a  celle  de  100  Ecus,  qwil  a  deja  comme
traducteur  de  l’Academie.

Si  Votre  Majeste  agree  la  raison  que  je  lui  ai  alleguee  de  ne  pas  laisser
trop  diminuer  le  nombre  des  Membres  frangois,  je  crois,  que  le  Sr.  Lombard,
Secretaire  de  Cabinet  de  Votre  Majeste,  qui  s’est  deja  qualifie  comme  bon  savant
par  la  traduction  tres  applaudie  du  celebre  et  difficile  poöäme  d’Ossian,  meriteroit
bien  aussi,  d’etre  elu  pour  Membre  de  l’Academie,  quand  ce  ne  seroit  que  vers
l’Assemblee  publique  du  mois  de  Septembre.  Je  crois  aussi,  qu’il  ne  demanderoit
point  de  pension,  avant  qu’il  existe  une  vacance.

Berlin,  le  ı5  d’Avril  1792.

Hertzberg.

181.

(Vergl.  Geschichte  der  Akademie  S.  sır).

Bectverın's  Vorschlag,
die  auswärtigen  Mitglieder  betreffend  (3.  November  1786).
[Akademisches  Archiv.]

Le  nombre  des  membres  externes  de  notre  Acadeınie  a  souvent  ete  si  excelsif,
que  c’etoit  une  distinction  peu  flatteuse  pour  des  gens  de  lettres  celebres  d’y  &amp;tre
aggreges  et  une  espece  d’humiliation  pour  d’autres  de  n’en  &amp;tre  pas.  11  etoit  egalement
  embarassant  pour  l’Acadeınie  de  refuser  cet  honneur  aux  uns,  et  de  l’accorder
aux  autres.

Je  crois  que  par  cette  consideration  il  conviendroit  dans  une  revision  future
de  nos  Reglemens  de  fixer  rigoureusement  le  nombre  des  meınbres  externes,  tant
regnicoles  qu’etrangers;  de  sorte  qu’apres  le  reglement  publie  on  n’en  recoive  plus
aucun,  jusqu’a  ce  que  les  externes  actuels  soient  reduits  au  nombre  fixe,  et  qu’il
y  survienne  ensuite  une  vacance.  Aucun  savant  etranger  n’aura  alors  lieu  de  se
plaindre  de  n’etre  pas  aggrege,  et  l’Academie  pourra  toujours  choisir  entre  les  plus
illustres  ceux  qu’elle  presentera  au  Roi,  pour  que  Sa  Majeste  nomme  l’un  d’eux
a  la  place  vacante.

Si  S.  M!€.  veut  bien  s’astreindre  a  cet  arrangement,  apres  qu’Elle  aura  daigne
confirmer  le  Reglement,  Elle  pourroit  encore  auparavant,  choisir  Elle  mene  a
l’epoque  recente  de  son  avenement,  ou  permettre  a  son  Academie  de  Lui  proposer
quelques  gens  de  lettres  celebres  en  petit  nombre  pour  Academiciens  externes.