326  182.  Heatzeero,  Über  Basrıve  und  Forster  (1792).

Quant  au  nombre  meme  de  ces  membres  externes  &amp;  fixer  par  un  reglemeni
futur,  je  me  borne  a  rapporter,  que  par  le  Reglement  donne  &amp;  l’Academie  des
Sciences  de  Paris  en  1699,  lequel  y  est  encore  en  vigueur,  le  nombre  des  Associes
externes  y  est  egal  a  celui  des  Academiciens  Pensionaires  etablis  a  Paris,  savoir
de  vingt  personnes,  dont  douze  ne  pouvent  etre  que  regnicoles  et  les  huit  autres
etrangers.

Pour  suppleer  tres  utilement  a  la  modicite  du  nombre  qu’on  trouvera  Ion
de  fixer  a  l’egard  des  membres  etrangers,  je  proposerois  de  cereer  une  classe  assez
nombreuse  de  correspondans  de  l’Academie,  qu’il  seroit  cependant  convenable  de
limiter  aussi  a  un  nombre  fixe  pour  chaque  Etat  considerable  de  l’Europe.

Ce  titre  honorable  accompagne  d’un  diplome  seroit  la  recoınpense  des  gens
de  lettres  qui  envoient  a  l’Academie  de  bons  ouvrages  de  leur  production,  ou  (ui
l’informent  par  un  precis  bien  detaille  des  nouvelles  decouvertes  faites  chez  eux
dans  les  divers  objets  qu’elle  embrasse;  gens  que  l’Acadcmie  dans  l’occasion  pourroit
charger  aussi  de  prendre  des  informations  süres  a  l’egard  de  tant  de  faits  interessans
  qu’on  annonce  tous  les  jours  et  qui  sont  transmis  toujours  douteux  et
incertains  a  la  posterite,  faute  d’avoir  jamais  ete  bien  approfondis.

Un  tel  correspondant  vraiment  utile  pourroit  avoir  un  droit  de  preference
lors  d’une  vacance  d’Academicien  etranger.  Celui  au  contraire  qui  dans  un  nombre
d’annees  A  fixer  n’auroit  rien  fourni  seroit  cense  dechü  du  droit  de  s’'honorer  a  la
tete  de  ses  ouvrages  du  titre  de  correspondant  actuel  de  l’Acadesnie.

Beguelin
le  3  Nov.  1786.

182.

(Vergl.  Geschichte  der  Akademie  S.  sı7).

Der  Staatsminister  HrrrzrerG  an  den  König  über  Basırıpe
und  Forster  (11.  Deceiber  1792).
[Geheimes  Staatsarchiv.]

En  consequence  de  l’ordre  de  Votre  Majeste  du  5  Decbre.  je  ne  tarderai  pas
de  faire  recevoir  a  l’Academie,  a  la  place  de  S"  Borelli,  le  S"  Bastide,  qui  n’a  pas
etc  elü  et  qui  ne  s’etant  pas  fait  connoitre  pour  Savant,  ne  pourra  appartenir  a
aucune  classe  en  particulier.

Le  S’  Borelli  a  eu  comme  Academicien  une  pension  de  400  Ecus  du  feu  Roi
et  une  de  300  que  Votre  Majeste  hıi  a  accordee  sur  ses  instances.  Je  demande  les
ordres  de  Votre  Majeste  si  le  S”  Bastide,  qui  a  deja  de  bonnes  pensions,  comme
Conseiller  du  Conseil  francois  et  comme  Professeur  de  l’academie  militaire,  doit
avoir  comme  Academicien  toute  la  forte  pension  de  700  Ecus  de  Borelli,  que  celuici
  n’a  jamais  pü  ıneriter  que  par  faveur;

ou,  si,  pour  soulager  la  foible  caisse  de  l’Academie,  le  S"  Bastide  doit  se
contenter  pour  le  commencement  de  la  pension  ordinaire  de  200  Ecus,
qu’ont  tous  les  Academiciens,  qui  ont  ete  regus  pendant  ına  Curatel  et
qni  est  plus  que  suffisante  pour  des  Savants,  qui  ne  lisent  qu’une  couple
de  petites  Dissertations  par  an  et  qui  ont  d’autres  emplois;  les  pensions
plus  fortes  devant  etre  reservces  pour  les  Savants  de  metier,  qui  se  vonent
uniquement  a  l’Acadeınie,  comme  Merian,  Achard,  Bode  etc.  et  qui  n’ont
pas  d’autres  emplois.

J’ai  propose  le  S”  Forster  ä  Votre  Majeste  pour  Successeur  de  Borelli,
comme  un  homme,  qui  a  la  r@putation  justifice  d’un  grand  phisicien,  voyageur  et
historien,  et  qui  auroit  pü  etre  utile  aux  deux  Academies,  et  je  l’ai  propose  dans
un  tems,  on  la  ville  de  Mayence  n’etoit  pas  encore  prise  par  les  Francois,  et  ou