183.  Frieprica  Wırners  Il.,  Reglemens  pour  l’Academie  (12.  Januar  1795).  327

je  ne  pouvois  pas  savoir,  que  le  S”  Forster  se  declareroit  pour  la  revolution  frangoise,
  ce  qu’il  nie  aussi  dans  une  lettre  publique,  adressee  au  Cons”  prive  Müller,
en  assürant,  qu'il  n’avoit  pris  une  place  a  Mayence,  que  faute  d’autre  subsistance
et  principalement  pour  contribuer  a  la  conservation  de  la  ville  de  Mayence  plütöt
que  de  l’abandonner  aux  Frangois.  Je  crvis  donc  ne  meriter  aucun  reproche  &amp;
cet  egard.
Berlin  le  ıı  Decembre  1792.
Hertzberg.
Au  Roi.

183.

(Vergl.  Geschichte  der  Akademie  S.  sı9).

Reglemens  pour  l’Academie,  Verfügung  von  Frırprıca  Wırnern  |l.
erlassen  zur  Ergänzung  der  Akademischen  Statuten  [ı2.  Januar  1795].

[Original  im  Akademischen  Archiv.)

1.  S.M.  en  se  reservant  le  droit  de  nommer,  quand  Elle  le  jugera  a  propos,
des  hommes  justement  celebres,  defend  a  la  Commission  et  aux  Directeurs  des
Classes  de  Son  Academie  de  lui  proposer  de  nouveaux  membres  durant  l’espace  de
ecing  ans.  Ce  terıne  ecoule,  si  le  nombre  des  membres  si  trouvoit  diminue  au  point
qu'il  füt  necessaire  de  l’augmenter,  les  Commissaires  de  concert  avec  les  quatre  Directeurs
  choisiront  des  sujets  qui  apres  avoir  obtenu  dans  ce  Comite  la  pluralite
des  suffrages,  seront  passes  par  le  scrutin  dans  l’Academie  in  pleno  et  proposes
ensnite  a  la  gracieuse  approbation  de  Sa  Majeste.

2.  La  qualite  d’Academicien  etant  une  distinction  dont  tout  homme  de  lettre
doit  &amp;tre  flatte,  les  sujets  elus  n’auront  de  droit  A  quelque  pension  qu’autant  que
S.M.  jugera  convenable  d’en  accorder  a  ceux  qui  lui  paroitront  dans  le  cas  d’en
avoir  besoin.

3.  Toute  deinande  faite  directeinent  a  S.  M.  par  des  particuliers  pour  obtenir
quelque  titre,  quelque  distinction  ou  quelque  prerogative  Academique  sera  renvoyee
a  la  Commission  qui  en  fera  son  tres  humble  rapport  a  S.M.

4.  La  langue  Frangoise  etant  la  plus  universelle  et  celle  qui  met  l’Acadeınie
en  ctat  d’entretenir  des  liaisons  avec  les  Academies  et  les  Societes  litteraires  de
toutes  les  nations  Europeennes,  cette  langue  sera  celle  des  Memoires  de  l’Acadeınie,
et  les  Memoires  lus  en  Allemand  dans  les  Assemblees  seront  traduits  en  Francois.

5.  Aussitöt  qu’un  Memoire  aura  ete  lu  dans  une  des  seances  il  n’appartiendra
plus  a  l’Auteur,  mais  a  l’Academie,  qui  aura  seule  le  droit  de  le  faire  imprimer.

6.  Chaque  Directeur  de  Classe  fournira  a  tems  les  Memoires  de  sa  Classe  a
la  Commission  qui  aura  soin  de  les  faire  impritner.

7.  La  Commission  economique  ne  dependra  que  de  S.M.,  et  ne  fera  qu’a
Elle  ses  rapports:  elle  s’asseımblera  regulierement  de  quinzaine  en  quinzaine  a  un
jour  fixe,  le  Secretaire  y  tiendra  un  protocolle  exact  de  tout  ce  qui  sera  expcdie,
ce  protocolle  sera  signe  par  les  coınmissaires  et  relu  a  haute  voix  par  le  Secretaire
en  ouvrant  la  seance  suivante.  ,

8.  Le  Secretaire  ne  fera  plus  pendant  les  seances  ordinaires  (comme  l’usage
s’en  est  abusivement  introduit)  signer  des  papiers  relatifs  aux  aflaires  &amp;conomiques,
ce  qui  n'est  ni  decent,  ni  convenable;  ces  seances  ne  doivent  s’occuper  que  d’objets
  litteraires.

9.  La  Commission  economique  surveillera  et  reglera  de  son  mieux  la  distribution
  des  jettons.

10.  Sous  quelque  pretexte  que  ce  soit,  la  Commission  ne  pretera  jamais  de
largent  de  la  Caisse  a  un  membre  de  l’Academie,  mais  elle  aura  la  liberte  d’accorder