Stüdpreussen.  Rom.  Nuntius.  5

617.  Bericht  des  Residenten  Frhr.  v.  Humboldt.  Rom  1803  Juli  9.
RB.  Xl.  Rom.  Eigenhändige  chiffrirte  Ausfertigung;  nach  der  Dechiffrirung.
Die  Uebernahme  der  Residentengeschäfte  für  Fulda  und  Hessen-Darmstadt  wird  seinen
prrussischen  Diensteifer  nicht  beeinträchtigen!)  Aufschub  der  Sendung  des  püpstlichen
Nuntius  nach  Regensburg  ıcegen  Schwierigkeiten  mit  Wien  und  wegen  der  Divecesangrenzen.


»Je  viens  de  recevoir  le...  rescript  du  4  du  mois  passe,  par  lequel
V.M.  daigne  me  faire  savoir  que  le  Prince  d’Orange  et  de  Fulda  et  le
Prince  de  Hesse-Darmstadt  Lui  ont  demand6  la  permission  de  me  charger
des  affaires  qu’ils  pourront  avoir  &amp;  traiter  avec  la  Cour  de  Rome,  relatives
aux  provinces  r&amp;cemment  passdes  sous  leur  domination,  et  qu’Elle  m’a  fait
la  gräce  d’acquiescer  a  cette  demande.  La  confiance  de  ces  deux  Princes
ne  pouvaut  m’etre  qu’extrömement  flatteuse,  J’ose  porter  aux  pieds  de
V.  M.  l’hommage  de  ma  profonde  reconnoissance  de  la  nonvelle  faveur
qu  Elle  vient  de  m’accorder,  en  daignant  me  permettre  de  m’acquitter  de
ces  nouvelles  commissions;  je  ne  mangquerai  certainement  pas  de  les  remplir
avec  toute  l’exactitude  dont  je  suis  capable,  mais  je  crois  pouvoir  assurer
en  meme  tems  V.  M.  que  je  ne  me  relächerai  pour  cela  non  seulement  en
rien  dans  l’accomplissement  des  devoirs  que  m’imposo  le  poste  qu’Elle  m’a
fait  la  gräce  de  me  confier,  mais  que  je  redoublerai  plutöt  de  zele  et  d’activit€
  pour  veiller  &amp;  Ses  interets  et  A  ceux  de  Ses  sujets  catholiques.  Je
sens  intimement,  combien  il  est  glorieux  d’avoir.  l’honneur  de  servir  V.  M.,
et  ce  sentiment,  joint  &amp;  celui  de  la  reconnoissance  la  plus  profonde  et  la
plus  pure  des  gräces  multiplises,  dont  Elle  a  daigns  me  combler,  suffira
toujours,  pour  me  faire  subordonner,  dans  le?)  Cas  de  collision  le  plus  leger,
toute  autre  vue  &amp;  la  seule  idee  de  meriter  Ses  augustes  suffrages  en  remplissant
  exactement  les  ordres  qu’Elle  daignera  me  donner.  Je  me  flatte
&amp;  la  verit&amp;E  que  ce  cas  de  Collision  ne  pourra  jamais  arriver,  si  cependant
il  existoit  jamais,  j'ose  supplier  V.  M.  de  croire  que  je  serois  incapable
d’oublier  un  seul  moment  que  j’ai  l’honneur  d’&amp;tre  Son  sujet  et  que  c’est
a  Elle  et  &amp;  Bon  service  seul  qu’est  dü  l’employ  des  foibles  facultes  que  je
puis  posseder.  Des  que  L.  A.  8.  m’auront  fait  connoitre  Leurs  intentions,
je  m’empresserai  d’en  faire  part  au  Card.  Secr.  d’Etat,  et  dans  tous  les  cas
j’aurai  soin  de  pr6venir,  ainsi  que  V.  M.  me  fait  la  gräce  de  me  l’ordonner,
des  bruits  vagues  qui  pourroient  en  parvenir  ici  par  d’autres  voyes.

L’envoy  d’un  nonce  &amp;  Ratisbonne  paroit  difför6  dans  ce  moment,  ainsi
que  j’ai  eu  l’honneur  de  le  mander  &amp;  V.M.:  jai  tr&amp;s  fort  lieu  de  croire
que  tout  ce  qu’on  fait  &amp;  present  pour  l’arrangement  des  affaires  en  Allemagne,
  se  traite  &amp;  Vienne  par  le  moyen  du  nonce  papal.  D’apres  ce  que
le  Pape  lui-m&amp;me  m’a  fait  l’honneur  de  me  dire,  il  y  a  quelques  jours
occasionnellement,  il  regarde  cet  arrangement  comme  tres  diffieile  et  comme
devant  entrainer  des  longneurs.  Il  semble  möme  embarrasse  du  parti  qu'il

1:  Cfr.  No.  600  und  628.  2)  Vorlage:  »ce«.

1803
Juli  9