Rom.  Bayern.  Konkordat.  81

direetement  A  ce  principe,  quelque  peu  agr6able  qu’il  Iui  soit  en  lui  _m&amp;me;
mais  le  Card.  Secret.  d’Etat  a  fait  au  Ir.  de  Haeffelin  !)  les  m&amp;mes  objections
qu'il  m’avoit  faites  &amp;  moi,  en  lui  disant  que  le  St.  Siöge  ne  pouvoit  prendre
aucune  determination  partielle  sur  le  systöme  dioc&amp;sain,  que  cette  affaire
devoit  se  traiter  &amp;  Ratisbonne,  oü  le  Pape  enverroit  un  nonce,  et  que  cette
condnite  lui  6toit  prescrite  par  ses  engagemens  pris  avec  l’Empereur  et  le
Premier  Consul.  Le  8r.  de  Haeffelin  m’a  t6moigns  que  l’Electeur  son
maltre  ne  c6&amp;deroit  cependant  &amp;  aucune  de  ces  raisons,  qu’il  ne  vouloit
traiter  qu’&amp;  Rome  et  qu’il  l’avoit  charg6  lui  (!;  de  le  döclarer  positivement  au
.8iege.  Il  a  repr6sents  en  vertu  de  ses  ordres  au  Card.  Secret.  d’Etat  les
ineonveniens  et  les  longueurs  qu’entraineroit  une  negociation  entamde  pour
toute  l’Allemagne  en  Corps  &amp;  la  Diette,  et  lui  a  fait  voir  que  rien  n’emp£-cheroit
  que  les  arrangemens  pris  avec  diff6rens  Princes  ne  fussent  pr&amp;sent6s
ot  ratifi6es  apr&amp;s  &amp;  Ratisbonne,  si  cela  seroit  jug6  necessaire.  Pour  6loigner
la  difieult6  que  le  Card.  Secretaire  d’Etat  lui  avoit  dit  venir  de  la  part
du  Premier  Consul,  il  en  a  parl6  au  Cardinal  Fesch,  Ambassadeur  de  France
iei,  et  I’a  dispos6  &amp;  demander  des  instructions  sur  ce  point  de  son  Gouvernement,
  dömarche  que  je  n’avois  pas  os&amp;  faire,  n’6tant  muni  d’aucune  instruction
  &amp;  cet  6gard  par  V.M.  et  croyant  qu’il  &amp;toit  surtout  essentiel  de  ne
pas  montrer  dans  cette  occasion  un  zeöle  qui  pourroit  paroitre  indiscret.
D’aprös  les  informations  qu’il  a  pu  se  procurer  &amp;  Munic,  le  Sr.  de  Haeffelin
eroit  que  le  Premier  Consul  sera  favorablement  dispos6  pour  seconder  les
Princes  Allemands  qui  voudroient  desirer  son  intervention  dans  cette  affaire,
et  pour  me  donner  une  preuve  que  le  Premier  Consul,  au  milieu  des
occnpations  que  lui  donne  la  guerre  dans  le  moment  present,  ne  perd  pas
de  vue  les  affaires  de  l’Allemagne,  il  m’a  dit  qu’il  avoit  demand6  avant
pen  au  Sr.  de  Cetto,  oü  en  6toit  le  Concordat  de  la  Baviöre  avec  le  Pape.
D’un  autre  cöt6  j’ai  remarqus  moi  ici  que  la  Cour  de  Rome  se  plaint  du
peu  de  chaleur  que  montre  le  Premier  Consul  &amp;  defendre  ses  inter&amp;ts  &amp;  ce
suje.  Jusqu’ici  le  Sr.  de  Haeffelin  n’a  encore  remis  aucune  note  offcielle
touchant  les  objets  principaux  de  sa  mission;  il  se  borne  au  contraire  &amp;
preparer  les  mat6riaux  et  A  sonder  le  terrain;  mais  il  ne  me  semble  pas
douteux  que,  si  au  moment,  oü  il  formera  r&amp;ellement  l’instance  au  nom  de
sa  cour,  les  autres  Princes  qui  ont  regu  en  partage  des  pais  s6cularises,
tEmoigneront  les  mämes  intentions  au  St  Biöge,  et  la  Cour  sera  obligee  de
c&amp;der.  L’Electeur  de  Bavitre  ne  paroit  pas  m&amp;me  vouloir  attendre,  &amp;  ce
que  m’a  dit  son  Ministre,  que  l’article  62  du  Conclusum  qui  suspend  tout
changement  de  diocdse  pour  le  moment,  soit  discut6  &amp;  Ratisbonne,  mais
vouloir  faire  tous  les  arrangemens  relatifs  &amp;  cet  objet  avec  le  St.  Bitge,
sauf  A  &amp;tre  ratifi6s  aprös  &amp;  la  Diette.  Le  Sr.  de  Haeffelin  m’a  t&amp;moigne

1}  Die  Vorlage  hat  »Haefferlingen«,  später  »Haefforling«e.  Freiherr  Kasimir
von  Haeffelin.  Bischof  von  Chersones,  war  als  Bayerischer  »Ministre  plenipotentisire«
  am  4.  December  1803  in  Rom  eingetroffen.

Granier,  Preussen  und  die  kath.  Kirche.  IX  6

1803

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