Schlesien.  Kurerzkanzler.  Troni.  Konkordat.  Paris.  245

mement  celles  comprises  dans  $  25  du  dernier  rec&amp;s  de  l’Empire,  ...  il
n’en  sera  nullement  question.

Le  C.  de  Troni  qui  depuis  quelques  jours  est  retourn6  &amp;  Regensburg,  !)
avoit  bien  glisse  dans  une  conversation  avec  moi  que  le  Pape  desireroit
traiter  &amp;  cet  egard  tant  avec  V.  M.  qu’avec  la  cour  de  Vienne,  mais,  connoissant
  dejä  anterieurement  leg  intentions  de  V.  M.,  je  lui  ai  repliqu6  avec
pr&amp;cision  que  V.  M.  n’admettra  jamais  d’autres  principes  ni  d’autre  sisteme
que  ceux  qu’Elle  avoit  6tabli  avec  tant  de  justice  et  de  bienveillance  dans
les  autres  provinces  de  toute  sa  monarchie;  que  d’ailleurs  la  conduite  qu’un
Souverain  aussi  puissant  que  V.  M.  avoit  constamment  observ6  avec  le  8.
Biege,  meritoit  une  pleine  confiance  et  en  retour  de  sa  part  les  plus  grands
egard.  L’Electeur  Archi-Chancelier  auquel  j’ai  fait  part  de  cette  conversation,
  m’en  &amp;  t&amp;Emoigne  son  approbation  en  ajoutant  que  V.  M.,  ayant  etabli
un  sistöme  tr&amp;s  sage  dans  ces  anciens  etats,  pouvoit  se  passer  de  s’arranger
avec  le  Pape  sur  ces  nouvelles  possessions  sans  qu’il  en  r&amp;sulte  aucun  inconvenient,
  mais  que  ce  n’etoit  pas  le  cas  pour  le  reste  de  l’Allemagne,  oü
par  suite  des  nouveaux  arrangemens  aucun  dioc&amp;se  n’etoit  fix6  et  ne  ponuvoit
  l’etre,  vu  la  quantit&amp;  des  petits  territoires  d6membres  sans  le  concours
du  Saint  Sidge;  que  principalement  l’organisation  de  son  propre  chapitre
metropolitain  pour  en  faire  &amp;lire  son  successeur,  dependoit  uniquement  d’un
arrangement  pareil,  et  qu’ainsi  ces  deux  circonstances  6galement  importantes
rendoient  essentiellement  urgent  d’etablir  le  plütot  possible  un  concordat
pour  cette  partie  de  l’Allemagne.

Au  reste  j’ai  ed  lien  de  m’appercevoir  &amp;  cette  occasion  que  l’Electeur
Archi-Chancelier  a  eu  trös  mince  opinion  du  Pape;  il  l’a  encore  depeint
comme  un  vieillard  ignorant,  foible  et  plein  du  superstition,  avec  cela  fort
t&amp;tu,  tenant  sur  tout  aux  principes  de  son  ancien  6tat  de  moine,  6contant
pre6ferablement  tous  les  fanatiques.«  ...

Das  Auswärtige  Departement.  Berlin  December  7.
Concept,  gez.  Hardenberg;  die  Ausfertigung  wurde  chiffrirt.

Mittheilung  von  Nachrichten  aus  Paris:  ...  »L’Electeur  Archichancelier
  s’occupoit  [in  Paris]  avec  activit6  du  Concordat  germanique.  Vous
connoissez  les  principes  sur  lesquels  il  desire  de  le  fonder.  Il  a  repet6  au
M.  de  Lucchesini  ...  que  ses  stipulations  ne  regarderoient  aucunement  les
Etats  de  la  Cour  de  Vienne  ni  les  miens;  de  manitre  qu’il  y  auroit  en
quelque  sorte  trois  eglises  catholiques  en  Allemagne,  scavoir  l’Eglise  Autrichienne,
  Prussienne  et  celle  des  autres  pays  catholiques,  auxquels  3’stendroit
  l’exercice  des  droits  metropolitains  que  l’Electeur  r6clame  en  qualite
de  premier  Archeveque.  ...  Le  Pape  a  fait  pr6venir  ce  Prince  que  pendant
  son  s6jour  en  France  il  pourroit  discuter  et  arr&amp;ter  m&amp;me  le  projet

EHE

1)  Das  De£chiffr6  hat:  »Ansbach«.

1804
Nov.  2

Dec.  7