346  Urkunden  No.  811—813.

done  tout  lieu  d’esperer  que  dans  cette  affaire  aussi  grave,  oü  l’interet  de
l’Etat,  du  Clerg6  et  le  mien  sont  amalgam6s,  je  n’aurai  qu’ä  ajouter  we
nouvelle  obligation  &amp;  celles,  dont  je  suis  deja  redevable  &amp;  V.  E.«

1805
März  23

März  28  812.  Immediat-Gesuch  des  nominirten  Erzbischofs  von  Gnesen,  6Grai
Raczynski.  Berlin  1805  März  28.
Gen.-Direktorium  Südpreussen.  LXXIL  282.  a.  Abschrift.
Bitiet  um  Erhöhung  der  Einkünfte  des  Erzbisthums  Gmesen.i)

»Sire!  Ayant  6t6  nomm6  par  la  bont6  de  V.  M.  A  l’Archevech6  de  Gneste
et  &amp;  la  fois  A  l’Evöch6  de  Varsovie,  je  n’ai  pas  pfi  m’attendre  qu’en  devant
porter  un  plus  grand  fardeau  que  mon  Predecesseur  feu  Arch&amp;v&amp;que  de  Gnesne,
j’aurais  dA  voir  la  comp6tence,  une  fois  attach6e  &amp;  ce  poste  6minent,  pr&amp;s  dun
tiere  diminude,  le  Ministre  d’Etat  de  Voss  m’ayant  declard  que  ma  pension
seroit  seulement  de  30943  Ecus  15  g.  4  p.,  outre  l’expectative  de  la  pension
de  1200  6cus  sur  les  revenus  de  l’Abbaye  commendataire  de  Lubin,  laquelle
expectative  pourra  ne  se  realiser  qu’apr&amp;s  ms  mort.  —  Je  li  ai  fait  la
dessus  des  repr6sentations  que  la  somme  qu’il  a  plüä  au  Gouvernement  de
fixer  pour  moi  6&amp;tant  bien  suffisante  pour  vivre  commodement,  &amp;tait  de  besucoup
  trop  modique  pour  faire  töte  aux  charges,  que  j’aurai  &amp;  porter.  Mau
sur  toutes  mes  repr6sentations  aiant  recfi  la  resolution  que  la  somme  qü
me  resterä,  apr&amp;ös  avoir  payes  les  Officialats,  sera  encore,  en  comparaison
des  appointemens  attaches  aux  Charges  le  mieux  dotees  de  1’Etat  Civil  et
Militaire,  trös  considerable  et  assez  suffisante  pour  maintenir  la  dignite  de
mon  rang,  il  ne  me  reste  que  de  mettre  toute  ma  confiance  dans  la  (le
mence  et  dans  la  justice  de  V.  M.  et  de  Lui  reprösenter  qu’il  y  a  entre
ma  charge  et  la  charge  militaire  ou  civile,  de  quelque  rang  qu’elle  soit,  une
bien  grande  differenee.  —  D’abord  il  n’y  a  aucune  dignits  militaire  ou
civile  qui  occasionne  tant  de  depenses  pr6liminaires  et  insvitables,  comme
le  seront  pour  moi  les  Bulles  de  Rome,  la  joyeuse  entre  &amp;  payer  au  Cha
pitre  de  Gnesne,  l’&amp;quipement  convenable  &amp;  mon  nouveau  rang,  l’amenblement
  et  l’entretien  des  deux  maisons  aussi  vastes  que  celles  de  Varsovie  et
de  Skierniewice.  Tout  cela  va  absorber  en  entier  les  revenus  d’une  anne,
je  dois  done  m’attendre  &amp;  cette  triste  alternative,  ou  de  m’abimer  dans  les
dettes,  ou  de  vivre  fort  retir6  pendant  un  an  pour  cacher  ma  pauvret6  auf
yeux  du  public.  —  En  second  lien  aucune  dignit6  civile  ou  militaire  n’s  point
tant  de  charges  &amp;  porter  comme  moi,  celles  de  salarier  quatre  Officialats,  savoir
de  Gnesne,  de  Kalisz,  de  Lowitz  et  de  Varsovie,  outre  l’Officialat  de  Kamin
dans  la  Prusse  Occidentale  et  les  fraix  de  la  Chancellerie  privse  qui  formera
aupres  de  la  personne  de  l’Archevöque  le  bureau  central,  oü  abontiront  1003
les  rapports  et  d’oü  6maneront  les  decisions  definitives;  tandis  que  les  autres

1)  Cfr.  No.  811.