1805
Juli  2

408  Urkunden  No.  847818.

847.  Der  nominirte  Erzbischof  von  Gnesen,  Bischof  von  Posen,  Graf
Raczynskil,  an  den  Staats-Minister  v.  Voss.  Cigzen  1805  Juli  2.

Gen.-Direktorium  Südpreussen.  LXXII.  252.  a.  Eigenhändige  Ausfertigung,  gez  &gt;Eveque  de
Posen.  N.  A.  de  G.«

Bittet  um  Instandsetzung  des  Bischöflichen  Palais  in  Warschau  auf  Staatskosten.!:

»Monseigneur!  Dans  ces  heureux  momens,  oü  V.  E.  a  bien  vouln
m’honorer  de  8a  presence  &amp;  Ciazen,  j’etais  si  plein  du  plaisir  de  La  posseder
  chez  moi  que  je  n'’ai  pas  voulu  entretenir  V.  E.  sur  plusieurs  affaires,
dont  la  decision  depend  uniquement  d’Elle.  Maintenant  que  j’espere  que
V.  E.  est  de  retour  &amp;  Berlin,  et  que,  #8’6tant  convainoud,  combien  tous  les
habitans  de  la  Province  L’honorent,  La  respectent  et  concourent  de  toutes
leurg  forces  &amp;  seconder  les  vues  bienfaisantes  de  V.  E.  pour  la  prosperite
du  pays,  Elle  se  trouve  raffermie  par  l&amp;  dans  les  sentimens  de  la  bienveillance
  et  de  l’affection  qu’Elle  veut  bien  Nous  porter,  je  me  flatte  que
jeen  aurai  aussi  ma  part,  et  motiv6  par  cette  idee,  je  m’adresse  &amp;  V.  E.
avec  confiance  au  sujet  du  Palais  Archiepiscopal  &amp;  Varsovie..  J’ai  deja  eu
l’honneur  de  representer  ä  V.  E.,  combien  l’Etat  ruineux  oü  se  trouve  ce
Palais,  serait  &amp;  charge  &amp;  moi  et  &amp;  mes  Successeurs,  si  le  Gouvernement
ne  voulait  pas  venir  &amp;  mon  secours.  V.  E.  a  bien  voulü  m’assurer  &amp;
Ciazen  qu’Elle  a  assignd  la  somme  de  dix  mille  Ecus  pour  les  fraix  de
la  reparation  de  ce  Palais,  d’apres  le  devis  qui  en  a  6t6  fait.  Je  reconnois
dans  cette  decision  de  V.  E.  les  sentiments  liberaux  qui  La  caracterisent,
et  la  justice  qui  est  le  seul  guide  de  son  administration,  et  je  ne  doute
nullement  que  V.  E.  voudra  bien  agreer  la  demande  que  j’ai  l’honneur  de
Lui  presenter,  de  me  charger  du  soin  de  cette  reparation  et  de  me  faire
delivrer  la  somme  ci  dessus  mentionnde.  Ce  n’est  pas,  Mgr.,  que  je  donte
de  l’exactitude  de  ceux  qui  pourraient  etre  charg6s  du  soin  de  cette  affaire,
mais  je  puis  observer  &amp;  V.  E.  qu’il  y  a  une  grande  difference  entre  la
maniere  de  batir  de  celui  qui  bätit  pour  lui  meme,  et  de  celui  qui  bätit
par  entreprise.  V.  E.  n’ignore  pas  que  dans  toutes  les  batisses,  dont  j’ai
6t6  charge,  j’ai  tach6  de  remplir  mon  engagement  aveo  la  plus  scrupuleuse
exactitude,  et  il  doit  &amp;tre  un  prejug6  en  ma  faveur  qu’en  fesant  la  reparation
  du  Palais  que  je  dois  habiter,  je  saurais  combiner  les  obligations
du  devis  avec  ma  commodit6  et  mon  interet  personel,  d’autant  plus  que  la
reparation  de  cette  nature  aura  la  plus  grande  influence  &amp;  l’avenir  sur  les
fraix  annuels  de  l’entretien.  J’ai  tout  lieu  d’esperer  que  V.  E.  ne  me  refusera
  pas  cette  grace  qui  ne  devrait  point:  trouver  de  difficult6  auprös  de
la  Chambre  Royale  de  Varsovie,  laquelle  n’a  pas  encore  pass6  le  contrat
A  00  sujet.

Il  ya  encore  un  grand  sujet  d’inquietude  pour  moi,  et  c’est  l’ameublement
  du  Palais  en  question.  D’apr&amp;s  les  rapports  que  j’en  ai  regus,  il  est

u

1)  Cfr.  No.  840.