410  Urkunden  No.  848-849.

0,  ment  dans  cette  negociation.  8.  A.  8.  l’Electeur  de  Baviöre  desireroit  de
s’en  exempter  6galement,  mais  il  prend  point  de  mesures  assez  vigoureuses
pour  y  parvenir.  Les  Electeurs  de  Bade  et  de  Wurtemberg  ne  t6moigneat
aucun  int6r&amp;t  d’arranger  les  affaires  ecel6siastiques  de  leurs  sujets  Catholiques,
  et  les  d6marches  des  autres  Princes  d’Empire  moins  puissants  n’ont
point  assez  de  poids  pour  exercer  une  influence  rö6elle.  Dans  ces  circonstances
  il  ne  g’agit  donc  plus  que  de  fixer  l’6poque  du  d6öpart  de  Monsignor
della  Genga.  Le  Cardinal  Secrstaire  d’Etat  m’a  assur6  que  le  Prelat  seroit
tout  au  plus  tard  le  1°  de  Beptbr.  &amp;  Ratisbonne;  mais  comme  le  Cardinal
Fesch  qui,  sur  la  priöre  de  l’Electeur  Archi-Chancelier,  regoit  de  tems  en
tems  ordre  de  l’Empereur  Napolson  de  presser  cette  affaire,  m’a  dit  lui
meme  que  dans  la  derniöre  note  qu'il  avoit  remise  &amp;  la  Cour  de  Rome
pour  cet  effet,  il  avoit  insist6  seulement  que  le  Nonce  papal  y  fut  le  premier
de  Novembre,  j’ai  lieu  de  douter  que  cette  assertion  se  r6alisera.  Il  est  &amp;
croire  que  les  Princes  qui  auront  le  plus  &amp;  craindre  de  l’influence  de  la
Cour  de  Rome,  ne  mettront  pas  plus  d’empressement  que  la  Diete  s’occupe
de  la  fixation  des  limites  dioc6saines,  ou  qu’ils  trouvent  des  obstacles  &amp;  y
parvenir;  car  il  est  tr&amp;s  certain  que,  ce  point  arrang6,  il  ne  restera  presque
plus  d’objet  pour  le  Concordat  et  que  la  Cour  de  Rome  seroit  bientöt  obligee
d’acceder  &amp;  ce  que  la  Diöte  auroit  conclue.  A.  pr6sent  j’apprends  d’une
manitre  tr&amp;ös  positive  que  l’Electeur  Archi-Chancelier  consent  &amp;  faire  entrer
dans  le  Concordat  tout  ce  qui  regarde  les  droits  Episcopaux,  Archi6piscopaux
et  Papals  möme  et,  si  cela  s’ex&amp;cute  en  effet,  il  est  certain  que  la  Cour  de
Rome  y  gagnera  considerablement  pour  le  pr&amp;sent  et  se  me&amp;nagera  encore
une  ample  occasion  &amp;  6lever  des  discussions  et  &amp;  6tendre  ses  droits  dans
la  suite.  Ce  qui  est  entitrement  clair  dans  tout  ceci,  c’est  que  la  Cour  de
Vienne  exerce  une  influence  tr&amp;s  grande  sur  toute  la  marche  de  cette  affaire,
et  la  grande  röserve  et  la  pr6caution  extr&amp;me  avec  laquelle  le  Pape  agit
en  cette  occasion,  vient  m&amp;me  en  grande  partie  de  la  crainte  qu’il  a  de
döplaire  &amp;  cette  Cour,  &amp;  laquelle  il  croit  utile  dans  ce  moment  de  s’allier
et  avec  laquelle  cependant  il  ne  peut  point  s’accorder  encore  sur  plusieurs
points.  Dans  cette  situation  des  choses,  il  ne  sera  guöres  facile  de  fixer
les  rapports  des  Princes  de  l’Empire  et  du  Clerg6  Catholique  en  Allemagne
en  general  avec  le  St.  Siege,  avant  que  les  premiere  ne  seront  convenus
avec  l’Empereur  d’Autriche  de  la  maniere  de  laquelle  ils  voudront  arranger
cette  affaire.«e  ...

Sept.  28  Ueber  die  Abreise  della  Genga’s  berichtet  Humboldt  am  28.  September
  1805:  »il  vient  de  faire  ses  visites  de  conge«;  am  b.  Oktober:  »Le
Prelat  della  Genga  a  6t6  oblig6  par  une  indisposition  qui  cependant  n’aura
pas  d’autres  suites,  &amp;  ce  qu’il  paroit,  de  diff6rer  encore  son  depart&lt;;  und
am  13.  November  1805:  »Le  Prelat  della  Genga  qui  avoit  remis  d’un  jour
&amp;  l’autre  son  depart  d’ici,  a  ef  Ordre  de  suspendre  encore  son  voyage  et