414  Urkunde  No.  851.

ae  papiers  qui  y  etoient  relatifs,  furent  mis  par  erreur  dans  les  Caisses  gu
devoient  premidrement  suivre  le  Pape  et  qui  ne  sont  pas  encore  arrivee,
et  cela  est  si  vrai  que  Monsignor  della  Genga  a  demand6  et  obtenu  eapic
des  m&amp;mes  piöces  que  j’ai  l’honneur  d’envoyer  ci-jointes  &amp;  V.M.,  et  qui
n’avoit  pas  vues  jusqu’ici,  aussi  peu  que  la  Carte  Dioc&amp;saine,  dont  il  y  ex
question.  V.M.  daignera  voir  en  parcourant  l’incluse  qu’elles  renferment  le
observations  des  Cardinaux  qui  avoient  accompagn6  le  Pape  &amp;  Paris,  sır
le  projet  d’un  Concordat  present&amp;  par  l’Electeur  Archi-Chancelier  &amp;  la  Cour
de  Rome.  Quelque  peine  que  je  me  suis  donne  pour  me  procurer  06  preis
lui  m&amp;me,  je  n’y  ai  pas  r6ussi.  Peut-etre  serai-je  plus  heureux  &amp;  present
que  j’en  connois  une  partie,  surtout  lorsque  les  papiers  seront  arrive  &amp;
Paris.  En  attendant  on  peut  en  quelque  facon  se  passer  de  cette  pic.
puisque  les  conförences  ci-jointes  montrent  clairement  et  jusqu’&amp;  deux  ou
trois  articles  pres,  les  dispositions  qu’elle  renferme.  Il  me  paroitroit  er
tiörement  inutile  d’accompagner  ces  deux  piöces  d’un  Commentaire  detail.
Presque  chaque  Article  montre  clairement  dans  quel  esprit  est  congı  k
projet  de  ce  Concordat,  et  j’ose  me  flatter  que  V.  M.  y  trouvera  plus  que
confirm6  tout  ce  que  j’eus  l’'honneur  de  Lui  dire  dans  mes  th.  rapports  dı
11.  F6vrier  et  du  17.  Novembre!)  de  l’annde  pass6e,  concernant  les  infentions
  de  l’Electeur  Archi-Chancelier;  qu’Elle  me  fasse  seulement  Is  gräe
de  me  permettre  encore  les  observations  suivantes:

Les  points  les  plus  frappans  dans  ce  projet  annex6  et  ceux  qui  portent
  principalement  atteinte  aux  droits  de  Souverainet6  des  Princes,  mt
paroissent  &amp;tre  les  dispositions  sur  les  Dotations  Cl6ricales;  sur  le
Communications  libres  avec  le  8t.  Sidge;  sur  le  maintien  de
Concordats  de  Nicolas  V.  et  sur  une  certaine  influence  que  le:
Ev&amp;ques  devroient  exercer  sur  l’instruction  publique.  Le  prindip
que  toutes  les  Dotations  Clericales  seront  faites  en  bien-fonds  et  que  €*
biens  seront  abandonnes  &amp;  l’administration  des  Evöques  6tablis  —  Art  IV
de  ce  projet  —  rendroit  ceux-ci  en  quelque  fagon  ind6pendans  de  leuns
Souverains,  surtout  quand  ils  savent  que  ces  derniers  n’osent  pas  d’apr&amp;
l’Artiole  X  commuer  cette  dotation  dans  une  pension  annuelle  et  quib
n’ont  qu’&amp;  s’addresser  au  Nonce  du  Pape  pour  demander  le  maintien  dı
Concordat  dans  ce  point.  On  accorde  par  lä  &amp;  la  Cour  de  Rome  un  dr
qu’elle  ne  devroit  jamais  avoir,  de  s’immiscer  dans  le  temporel  du  Clergs,  ®
l’on  devra  s’y  opposer  doublement  plutöt  que  de  voir  que  les  biens  du  Clere‘
soyent  mal  administres,  ou  que  celui-ci  par  son  industrie  ou  par  l’augmentation
du  prix  des  denrees  devienne  beaucoup  plus  riche  et  plus  puissant  quon
avoit  eu  l’intention  de  le  faire.  Et  quand  m&amp;me  les  Princes  ne  se  prire
roient  pas  entiörement,  en  acc&amp;edant  &amp;  ces  dispositions,  du  principal  moyel
de  s’assurer  de  l’obeissance  du  haut  clerge,  je  veux  dire  la  suppression  de

1)  No.  767.