Mark.  Rom.  Frankreich.  611

tage  le  nom  de  V.  M.  et  m’exposer  &amp;  ce  que  le  Pape  me  r6pondit  en  s’ex-  N

cusant  que  sa  position  ne  lui  permettoit  pas  de  remedier  &amp;  un  abus  aussi
indigne,  et  me  mettre  dans  l’embarras  ou  de  rester  auprös  d’un  Gouvernement
  qui  de  son  propre  aveu  ne  pouvoit  point  faire  droit  &amp;  mes  demandes
les  plus  justes  et  les  plus  pressantes,  ou  de  partir  brasquement  de  Rome.
Je  pris  par  consequent  le  parti  de  faire  parler  au  Pape  par  des  personnes
influentes  sur  l’ind6cence  d’afficher  des  piöces  de  cette  nature  dans  les  rues
de  sa  Capitale,  et  je  dois  rendre  la  justice  au  St.  Pöre  qui  en  general,
comme  le  public  entier  de  cette  ville,  prend  l’intsret  le  plus  vif  et  le  plus
sinctre  au  sort  des  armes  de  V.  M.,  qu’il  donna  tout  de  suite  ordre  au
Cardinal  Secrstaire  d’Etat  de  temoigner  au  Sieur  Alquier  son  m6contentement
  de  la  libert€  que  lui  et  les  Göneraux  frangois  8’6toient  prise  &amp;  cet
egard..  Ayant  apris  ce  r6sultat  de  mes  d6marches  pr6alables,  je  declarai
au  Cardinal  Secrstaire  d’Etat  que  d’afficher  m&amp;me  de  simples  nouvelles
d’6venemens  sinistres  pour  une  puissance  amie  seroit  contre  la  delicatesse
d'une  Cour  neutre,  mais  que  d’afficher  des  piöces  que  personne  qui  conservoit
  encore  la  moindre  idee  de  decence  ou  convenance  ne  sauroit  lire
sans  indignation,  passoit  toute  permission  et  m’autoriseroit  aux  plaintes  les
plus  am£res  et  &amp;  la  demande  p6eremptoire  de  remedier  sur  le  champ  &amp;  un
pareil  abus,  que  je  connoissois  cependant  la  situation  du  8.  Pdre  et  que
seulement  par  m6nagement  pour  lui  et  convaincu  de  l’attachement  de  V.M.
&amp;  la  personne  de  Sa  Saintet6  je  ne  faisois  point  un  usage  officiel  par  6crit;
que  je  n’avois  pas  cependant  pu  me  dispenser  de  lui  faire  cette  ouverture
verbale;  que  je  le  priois  de  prendre  cette  affaire  en  mfAre  consid6ration  et
d’emp&amp;cher  que  les  choses  n’en  vinssent  &amp;  un  terme  oü  de  pareils  mönagemens
  ne  seroient  plus  conciliables  avec  la  dignit6  de  ma  Cour  et  avec  les
devoirs  qu’elle  m’imposoit.  Le  Cardinal  Secrstaire  d’Etat  me  dit  alors,  en
me  röpstant  ses  plaintes  sur  les  violenoes  des  autorit6s  frangoises  dans  l’Etat
Romain,  auxquelles  le  Pape  ne  pourroit  opposer  que  des  priöres  et  de
vaines  protestations,  quels  ordres  le  Pape  lui  avoit  dejä  donnes  sur  ces
bulletins,  et  j’ai  su  apr&amp;s  que  le  Sieur  Alquier  lui  a  t6moign6  ses  regrets
sur  ce  que  les  bulletins  eussent  6t6  affiches  A  sa  maison  et  qu’il  a  promis
qu'il  n’en  feroit  plus  afficher  dans  la  suite  et  tächeroit  aussi  &amp;  engager  les
Generaux  d’en  agir  de  meme.«  ...

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Rescript  Massow’s  s.  unter  dem  1.  September  1806,  No.  953.  Nov.  25