Rom.  Frankreich.  613

prussions  que  celle  faite  par  la  voye  du  Ministöre  de  V.  M.,  on  s’y  est
copendant  conform6  par  le  fait.

Le  depart  du  pre6lat  Arezzo  de  Dresde  pour  Berlin  a  fait  une  grande
sensation  ici.  La  lettre  6crite  &amp;  cet  6dgard  par  l’Empereur  Napoldon  au
commandant  de  place  de  Dresde  ne  consista  que  dans  ce8  mots  »  Vous
donner6es  ordre  au  nonce  du  Pape  Arezzo  de  se  rendre  tout  de  suite  auprös
de  moi  &amp;  Berlin.&lt;  On  suppose  qu’il  a  6t6  appell6  pour  les  aflaires  de  la
ci-devant  Pologne;  mais  on  se  flatte  qu’il  ne  se  laissera  pas  induire  dans
aucune  d6emarche,  et  s’il  en  faisoit,  je  cTois  pouvoir  assurer  que  ce  seroit
entitrement  sans  l’authorisation  et  contre  le  gr6  de  sa  Cour.«...

Arezzo  erhielt  von  Napoleon  den  Auftrag,  den  Papst  zum  unbedingten
Anschluss  zu  bestimmen,  »les  ennemis  de  la  France  les  siens  propres«  zu
erklären.  Der  Papst  aber  weigerte  sich:  »On  m’assure  möme  que  le  Pape
ait  menac6  de  rompre  toute  communication  aveo  l’Ambassadeur  de  France,
si  on  vouloit  ex6cuter  le  d6cr&amp;t  connu  dans  za  oapitale«:  Humboldt’s  Bericht
vom  31.  December  1806.

Ebenso  versagt  der  Papst  die  Sendung  eines  &gt;nonce  extraordinaire«
nach  Paris,  und  weigert  sich  ausdräcklich  aus  seiner  Neutralität  herauszutreten;
  er  missbilligt  auch  die  Reise  Arezzo’s  nach  Berlin  zu  Napoleon
ohne  seinen  Befehl:  Humboldt’s  Bericht  vom  10.  Januar  1807.1)

967.  Bericht  des  Bevollmächtigten  Ministers  Frhr.  v.  Humbeldt.  Rom
1807  Januar  28.

Ausw.  Amt  I.  Rep.  I.  Italien.  1.  Eigenhändige  chiffrirte  Ausfertigung;  nach  der  Dechiffrirung.
Die  französischen  Drohungen  gegen  Rom.  Lob  des  Verhaltens  des  Papstes  gegenüber
  der  drohenden  Katastrophe.

»On  attend  apr6ösent  avec  une  r&amp;signation  entidre  les  determinaüons
  ult6rieures  de  l’Empereur  [Napol6on]  et  l’on  ne  se  dissimule  pas  que
rion  ne  pourra  emp£cher  l’ex6cution  de  ses  menaces,  s’il  a  le  dessus  dans
la  grande  lutte  engag6e  depuis  quelques  mois  dans  le  Nord.  Comme  les
demandes  de  la  France  n’ont  jamais  6t6  si  pressantes  et  si  p6remptoires
jüsqu’ici,  comme  le  refus  du  Pape  n’a  pu  dans  aucun  autre  tems  irriter
l’esprit  de  l’Empereur  Napol6on  tellement  que  dans  le  moment  present,
comme  par  consöquent  nous  touchong  peut-&amp;tre  de  fort  prös  &amp;  une  des
tatastrophes  les  plus  remarquables  de  l’histoire  moderne,  je  veux  dire  au
d6pouillement  du  St.  Sidge  de  toute  espdce  de  souverainete,  il  ne  me  semble
pas  hors  de  propos  de  dire  avec  une  impartialit6  parfaite,  de  quelle  manitre
une  experience  de  plus  de  quatre  ans  et  la  oonnoissance  personnelle  des
personnes  qui  possödent  de  l’influence  iei,  me  fait  juger  la  conduite  du
Pape  et  de  Ses  Ministres  dans  les  conjonotures  actuelles  du  moment.

1)  Cfr.  No.  967.

1806
Dec.  10

Dec.  31

1807
Jan.  10

Jan.  28