616  Urkunden  No.  989-970.

Fat  969.  Bericht  des  Bevollmächtigten  Ministers  Frhr.  v.  Humboldt  Bom
1807  Februar  28.

Ausw.  Amt.  I  Rep.  I.  Italien.  1.  Eigeahändige  ohiffrirte  Ausfertigung  ;  nach  der  Dechiffrirung.
Hat  gegen  die  Erledigung  eines  Dispensgesuches  eines  preussischen  Unterthans  aus
Warschau  durch  die  Kurse,  das  ein  französischer  General  übermittelt  hatte,  beim

Papste  protestirt.

.  »La  demande  de  cette  dispense  avait  6t&amp;  pr&amp;sentee  &amp;  la  daterie
par  Mgr.!)  ...  auditeur  de  Rote  pour  la  France,  &amp;  qui  elle  avait  e&amp;t6  recommand6e
  par  un  general  francais  qui  se  trouve  maintenant  &amp;  Varsorvie.
Le  Cardinal  prodataire  l’avait  exp6edi6e  sans  que  le  Pape,  comme  cela  arrive
extrömement  souvent,  en  ait  6t6  instruit  et  l’exp6dition,  comme  c’est  ordinairement
  le  cas  dans  los  affaires  particulitrement  reoommandees,  avait  et£
soignde  si  vite  que  je  n’en  fus  instruit  que  le  jour  m&amp;me  qu'elle  fut  remise
&amp;  la  poste.  Je  crois  &amp;tre  certain  que  V.  M.  daignera  approuver  que  j’aie
adress6  mes  reprösentations  au  Cardinal  Prodataire  pour  ce  cas,  comme
dans  tout  autre  tems.  Je  ne  vois  point  qu’une  occupation  militaire  faite
momentansment  par  l’ennemi  puisse  rien  changer  au  rapports  qui  existent
entre  V.  M.  et  la  Cour  de  Rome  relativement  aux  sujets  prussiens  des  provinces
  malheureusement  ocoup6es.  Je  n’ai  pas  cru  d’un  autre  cöt6  devoir
me&amp;ler  les  circonstances  du  moment  et  l’influence  qu’elles  peuvent  avoir
exerc6e  dans  ma  note  officielle  ou  de  la  r6ödiger  autrement  que  je  ne  l’eus
fait  avant  la  gnerre.  Puisque  la  demande  de  cette  dispense  n’6tait  point
venue  &amp;  la  daterie  par  la  voye  du  Ministre  de  France  et  au  nom  de  sa
Cour  et  puisque  les  tribunaux  romains  s’6taient  permis  aussi  dans  d’autres
tems  de  pareilles  irr6gularit6s,  je  ne  croyais  pas  devoir  assigner  la  presente
ä  des  causes  particulidres  qui  ne  pouvaient  entrainer  que  des  discussions
peu  agreables.  L’exemple  de  cette  exp6dition  faite  aprös  que  javais,
comme  j’ai  eu  l’honneur  de  le  mander  a  V.  M.,  pr6venu  la  Cour  de  Rome
sous  main  de  ne  pas  s’en  permettre,  m’a  parıu  neantmoing  pouvoir  oonduire
&amp;  d’autres  plus  importantes  et  j’aurais  cru  manquer  &amp;  mes  devoirs,  si  je
m’6tais  born6  &amp;  une  simple  r6clamation.  J’ai  donc  demand6  un  entretien
particulier  avec  un  des  Cardinaux  les  plus  influens  et  une  audience  au  Pape
et  j’ai  discut6  confidemment  avec  eux  tant  le  cas  present  que  ceux  qui
pourraient  avoir  lieu  dans  la  suite.  J’ai  r6prösent6  tant  &amp;  ce  Cardinal
qu’au  Pape  que  tout  ce  que  le  gouvernement  frangais  pouvait  Se  permelttre
dans  les  ci-devant  provinces  de  la  Pologne,  ne  pouvait  cependant  rien
changer  aux  droits  de  V.  M.  sur  ces  provinces  et  n’autorise  aucune  Cour
&amp;  ne  plus  observer  ses  anciens  rapports  &amp;  leur  &amp;gard;  que  je  n'ignorais
pas  que  la  Cour  de  Rome  s’6tait  toujours  refusde  &amp;  reconnaitre  en  principe
la  marche  6tablie  par  V.  M.  pour  les  affaires  de  Bes  sujets  catholiques;
que,  si  nsantmoins  on  voulait  se  servir  de  cet  argument  &amp;  pre6sent,  les  faits

1)  Lücke  in  der  Dechiffrirung.