56  —

Comme  les  „intellcctuels''  nont  pas  le  droit  de  parler
nu  nom  du  peuple,  notre  pasteur  en  appelle  aux  „Paysans
iueultes“  (ungebildeten  Bauernstand)  et  il  nous  fait  savoir
du’il  va  parler  comme  représentant  autorisé  71)]  de  cette
classe  arriérée  de  notre  population.  C'est  là,  on  Favouera,
une  façon  très  amusante  de  donner  par  avance  une
irrefutable  autorité  aux  théories  singulisres  duc  M.  le
pasteur  v#  soutenir.

Et  d’abord  nous  ferons  remarquer  à  ce  galant  homme
que  si  ses.  Paysans  sont  à  ce  point  incivils'“),  ceux  que
nous  connaissons  possedent  tous  une  remarquable  culture.
Sans  doute  ils  n'ont  pas  leurs  grades  académiques,  mais
ils  ont  acquis  toutes  les  connaissences  nécessaires  à  leur
situation  sociale,  is  ont  des  manieres  quelque  peu  rudes,
mais  néanmoins  polics,  et  le  bon  sens  dont  ils  font  preuve
dans  leurs  appréciations  sur  les  hommes  et  les  choses  est
tout  à  fait  surprenant.  Le  type  de  paysan,  dont  parle
notre  pasteur  avec  un  atiendrissement  qu'il  pourrait
mieux  placer,  est  done  en  Alsacce  pour  le  moins  aussi  exceptionnel
  que  celui  dont  nous  parleit  jadis  un  de  ses
anciens  collegues,  lorsque  eclui-Ci  dans  une  réunion  tenue
à  Colmar  affirmait  qu'eu  1870  ses  paysans  à  lui  se  rojouissaient
  de  toules  les  victloires  allemandes“).

*)  Wenn  in  meiner  Heimat,  dem  Miünstertal,  die  Eltern  die
Mittel  dazu  haben,  so  muß  der  Sohn  oder  die  Tochter  ins  „Welsche“,
um  „Bildung"  zu  erwerben;  er  kommt  dann  in  GWirklichkeit  eben
so  dumm  an  Sachkenntnissen  zurück,  als  er  sort  Prgegangen  ist.  Hier
in  Waldhambach  tut  man  im  gleichen  Fall  den  Sohn  auf  eine  Landwirischaftsschule
  die  Zöchter  in  Haushaltungs-,  Näh--,  Kochschulen

dergl.,  ben  sich  durch  den  Bildungsschwindel  bewchberrürr
  M“25  verfilhren  lassen,  der  Sprache  willen
in  Fraukreich  Magd  zu  werden;  zu  Hause  hätten  sie  sich  das  nie
gesällen  lassen.  Einer,  der  die  laudwirtschesiuiche  Schule  in  Kaiserslautern
  besucht  hatte,  brachte  dann  die  erste  Mähmaschine  ins  Dorst
eben  derselbe  hat  einen  Benziumoltor  ausgeste  lli,  durch  den  alles
Holz  des  Dorses  gesägt,  und  sast  alles  Pertreide  gedroschen  —

seien  wir  zu  einem  armen  Land  m  4  Noch  im  Jahr  *

schaffic  sich  unsere  Schule  eine  dussche  Fahne  an.  Das  Weiße  tru

in  Seide  gestickt,  die  Inschrift:  „Evangelische  Knabenschule  Mübtl.

bach.“  Die  Anordnung  der  Farben  war  aus  Mangel  an  heraldischen

Zeuntnissen  noch  n  französischer  Art  getroffen,  also  nur  das
Schwarze  an  der  Stange.  Jeden  Monat  machten  wir  einen  Ausflug.