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Mais  ne  chicanons  pas  l'excellent  homme  parce  qu'il
se  fait  gloire  de  servir  d’interprete  aux  cultivateurs  inculies.
  Jedes  lierchen  hat  sein  l'lasierchen,  disent  les
Allemands,  ce  que  les  Français,  plus  Courlois,  ont  traduit,
par  un  autre  dicton:  checun  cherche  son  plaisir  on  il  le
tronve.  Examinons  plutöt  ce  due  son  manque  de  culture
inspire  à  notre  homme  d’étonnantes  conclusions.  lei  je
traduis,  car  j'aurais  peur  sans  cela  d'’etre  accusèé  de  falsification.
  II  éerit  donc:  „Les  lignes  qui  vont  suivre  ont
pour  but  de  contribuer  5  une  meilleure  intelligence  de
notre  situation,  que  dans  la  Vieille-Allemagne  on  Considere
Ccomme  üunpossible.  Eles  doivent  renseigner  ceux  qui
vivent  au-dehors  et  justilker  P’invraisemblable  aphorisme
du  Dr.  Storck;:  le  jour  où  la  devise,  Alsace  aux  Alsaciens,
servira  de  principe  directeur  5  notre  administration,
Darrét  de  mort  du  germenisme  sera  prononcé  en  Alsace.
A  notre  avig  Ces  paroles  devraient  etre  burindes  dans  les.
murs  de  la  salle  de  séances  du  Bundesrat,  afin  qu'on  neles
  oublie  pas  trop  lacilement  dans  les  cercles  gouverne
mentaux.“

Et  c¼uiest  un  Alsacien  qui  öcrit  ces  phrases  pyramideales!
Pourquci  d'ailleuss  le  bon  pasteur  redoute-t-!  à  ce
point  I’'autonomie  de  nos  provinces  Parce  que,  à  son
avis,  P’nsage  de  la  langue  française  pourrait  se  répandre
davantage,  ce  qui  serait,  paralt-,  un  Uréparable  désastre
Pour  notre  peuple.  Notre  homme  enfourche  donc  son  dada:
Büdungsschwindel,  nous  dit-il  et  nous  répste-(-Il  à  saticte
Parler  français  c’'est  se  donner  un  air  de  fausse  eultur,
cuiest  pratiquer  Fescroquerie  de  la  eivilisation.  Nous  avons
tort  de  parler  do  „germanisation'"  artifleielle,  c'est  de
„defrancisation'“  (Entwelschung)  due  nous  svons  besoin.
Notre  pauvre  patois  li-möme  ne  trouve  pos  grice  devant.
le  repréesentant  des  paysens  incultes:  „Là  o0  le  français  ne
Peut  éire  employé,  par  exemple  dans  les  conversations  avec
les  domestiqnes  et  les  gens  du  peuple,  ils  (les  intellectuels)
parlent  le  dialecie  qu’ils  ont  appris  de  ces  derniers,  un
dialecte  que  cependant  ils  considdrent  comme  infiniment
laid  et  insigniliant..  Meie  les  pasteurs,  dui  pourtant
d’apres  d'antiques  traditions  se  servent  dens  leurs  fonctions

hne  wurde  jedesmal  mirgenommen,  und  die  Schüler  rissen
ir  rum,  sie  zu  tragen.  Erst  den  vreusüschen.  Beamuer,  die
meinten,  sie  stünden  noch  als  Unteroffiziere  vor  der  Fron  und
hätten  e  Rekruten  vor  sich,  ist  es  gelungen,  unser  —  so  zu
sieren“,  daß  dieser  wahrbeitsgetreue  Bericht  dort  wohl

jen  Schamröte  wachrufen  wird.