Full text: Bismarck Die gesammelten Werke. Band 3. (3)

382 Napoleon über eine Allianz Frankreichs mit Preußen. Lockungen Oesterreichs. 
Croyez-vous due le Roi serait disposé à conclure une alliance avec moi? Ich antwortete 
etwa: Les dispositions dont le Roi est animé pour la personne de V. M. sont les plus 
amicales, et les prejugés dui autrefois chez nous régissaient Topinion publique à l'égard 
de la France, ont àA-peu-près disparu. Mais les alliances ne sont fécondes en résultats, 
qu'en tant qu'’elles sont le produit naturel des circonstances qui en déterminent le besoin 
ou Putilite; pour une alliance il faut un motis ou un but. Der Kaiser fand diese Ansicht 
nicht immer zutreffend; il y a des puissances, fuhr er fort, qui sont amies l’une de l’autre, 
il y en a qui le sont moins; en vue d’un avenir incertain on doit placer duelque part sa 
confiance. Ce n'est pas à Hintention de quelque projet avantureux que je parle dalliance; 
mais je trouve à la Prusse et à la France tant de conformité d’intéréts, qu’il doit y avoir 
les éléments d’'une entente intime et durable, des due les préjugés et les partis pris n'y font 
Pas obstachle. Ce serait une grande saute que de vouloir créer des évenements, mais üls 
arrivent bien sans nous, et Ssans due nous puissions en calculer la direction et la force; 
il faut donc se prémunir en avisant aux moyens pour y faire face et pour en profsiter. 
Der Gedanke einer „diplomatischen“ Allianz, in welcher man die Gewohnheit gegen- 
seitigen Vertrauens annähme und für schwierige Lagen auf einander rechnen lernte, 
wurde vom Kaiser in Anwendung auf uns noch weiter ausgesponnen, bis er nach 
einer Pause plötzlich stehn blieb und sich mit den Worten zu mir wandte: Vous ne 
sauriez vous figurer, quelles singulières ouvertures m'a fait faire Autriche il 7 a peu 
de jours. II parait due vetre nomination et P’arrivée simultanée de M. de Budberg 
à Paris, ont produit une espece de panique à Vienne; le Pce Metternich m’'a fait entrevoir 
les appréhensions de son gouvernement en ajoutant, qu'il venait de recevoir des in- 
structions d’une portée tellement vaste, qu'il en était effrayé lui-méme, et qu’il osait à peine 
en signaler D’étendue; due javais à le regarder comme l’ambassadeur ie plus puissant“ 
et muni sur toutes les questions due je voudrais aborder des peuvoirs les plus illimites 
qu'un souverain eüt jamais conférés à son représentant. Voild une déclaration qui m’a 
mis dans I’embarras, je ne Savais qduelle réponse lui donner; il se dit autorisé à Sarranger 
à tout prik et sans scrupule; mais moi, à part P’incompatibilité des intéréts des deux pays, 
je me trouve¹) une répugnance presque superstitieuse à étre assccié aux destinées de 
I'Autriche.²) 
Ich lasse dahingestellt sein, inwieweit diese Auslassungen unbefangen und worauf sie 
berechnet waren; aber ganz aus der Luft gegriffen können sie nicht sein. Fürst Metternich 
ist dabei eine einfache und geschäftlich träge Natur, die nicht ohne bestimmten Auftrag sich 
in solche Erörterungen einläßt. Lord Cowley sagte heut zu mir, daß Lord Napier ihm 
schreibe, als ob Rußland und Oestreich sich in Paris einander den Rang abliefen, um ge- 
heime Verträge mit Frankreich zu Stande zu bringen; er, Cowley, halte das alles aber 
für blinden Lärm. 
Meinerseits zweifle ich durchaus nicht an dem guten Willen weder Rußlands noch 
Oestreichs, wenn es sich darum handelt, ihre Intimität mit Frankreich auf zukünftige 
Ereignisse hin zu sichern. Fürst Gortschakow arbeitet ohne Zweifel an der Lösung des 
westmächtlichen Bundes, und nach meiner Kenntniß von dem Character des Grafen 
Rechberg halte ich die österreichische Politik unter seiner Leitung  jeder Combination für 
1) Kohl setzt irrig: j'éprouve. Die von Bismarck gebrauchte Wendung ist sprachlich einwandsfrei, 
sogar sehr elegant. 

2) Vgl. über diese Unterredung das Privatschreiben von demselben Tage (Nr. 354) und G. u. E. I 256 f.