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sons due fj'alleguai contre lui, par lesquelles je faisois
voir due c'stoit un homme de peu d’entendement et de
beaucoup de soupeon. Je remontrai en vain dans la
suile due ce dernier avoit des comptes à rendre de plusicurs
années, et duc le premier les devoit depnis lout
le tems qu’il manioit Targent, ciest-à-dirc depuis deus
ans Passés: S. Altesso en avoit hien donnd des ordres
positiss, mais l'exécution n'en fut que sur le papier, el
le Seigr. Pfan garda les comptes de 400, ooo livres au
moins, dans les tiroirs de son burcau. II y avoit une
loterie considerahle établie à la Cour depuis plusieurs
années, duc le Sieur Moser dirigeoit sous ’autorilé
d’un Corps établi exprès, dont j'iclois le Chel, depuis la
retraite de Monsieur le Grand Marechal de Stallort
mon prédecesseur; on tacha de former mille chicanes
sur cette loterie, et Tattaquer le Sieur Moser sensiblement
à Fhonneur, et on me louchoit en memoe tems
indirectement. On fit tant de recherches, qdue quoique
le Sieur Moser se fit tonjours blanc de sa sidélité
et de sa bonne administration des deniers, 1 fut bläm
ouvertement par les Commissaires nommés, qu## cependanl
ne purent rien rapporter contre lui que de faux.
Je me sentis onlin obligé de prendre son parli ouvertement,
et j'en écrivis à Son Altesse qui me fit I’honncur
de me répondre, qu’lElle m’avoit cru plus de jugement
duc d’embrasser la Cause du Sr. Moser. Je ne sai ce
due ceite allaire sera derenue aprs mon départ. Ce
du’il y a de sür, c'est que la Chambre des Finances
donnoit annuoellement 20,000 francs pour Tentretien de
celte loteric, et cetle somme devoitl prendre une autre
roule. D’'ailleurs le Sr. Moser étoit fort riche par un