Metadata : Spittler’s sämmtliche Werke. Fünfter Band. (5)

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sons  due  fj'alleguai  contre  lui,  par  lesquelles  je  faisois
voir  due  c'stoit  un  homme  de  peu  d’entendement  et  de
beaucoup  de  soupeon.  Je  remontrai  en  vain  dans  la
suile  due  ce  dernier  avoit  des  comptes  à  rendre  de  plusicurs
  années,  et  duc  le  premier  les  devoit  depnis  lout
le  tems  qu’il  manioit  Targent,  ciest-à-dirc  depuis  deus
ans  Passés:  S.  Altesso  en  avoit  hien  donnd  des  ordres
positiss,  mais  l'exécution  n'en  fut  que  sur  le  papier,  el
le  Seigr.  Pfan  garda  les  comptes  de  400,  ooo  livres  au
moins,  dans  les  tiroirs  de  son  burcau.  II  y  avoit  une
loterie  considerahle  établie  à  la  Cour  depuis  plusieurs
années,  duc  le  Sieur  Moser  dirigeoit  sous  ’autorilé
d’un  Corps  établi  exprès,  dont  j'iclois  le  Chel,  depuis  la
retraite  de  Monsieur  le  Grand  Marechal  de  Stallort
mon  prédecesseur;  on  tacha  de  former  mille  chicanes
sur  cette  loterie,  et  Tattaquer  le  Sieur  Moser  sensiblement
  à  Fhonneur,  et  on  me  louchoit  en  memoe  tems
indirectement.  On  fit  tant  de  recherches,  qdue  quoique
le  Sieur  Moser  se  fit  tonjours  blanc  de  sa  sidélité
et  de  sa  bonne  administration  des  deniers,  1  fut  bläm
ouvertement  par  les  Commissaires  nommés,  qu##  cependanl
  ne  purent  rien  rapporter  contre  lui  que  de  faux.
Je  me  sentis  onlin  obligé  de  prendre  son  parli  ouvertement,
  et  j'en  écrivis  à  Son  Altesse  qui  me  fit  I’honncur
de  me  répondre,  qu’lElle  m’avoit  cru  plus  de  jugement
duc  d’embrasser  la  Cause  du  Sr.  Moser.  Je  ne  sai  ce
due  ceite  allaire  sera  derenue  aprs  mon  départ.  Ce
du’il  y  a  de  sür,  c'est  que  la  Chambre  des  Finances
donnoit  annuoellement  20,000  francs  pour  Tentretien  de
celte  loteric,  et  cetle  somme  devoitl  prendre  une  autre

roule.  D’'ailleurs  le  Sr.  Moser  étoit  fort  riche  par  un