12—13. 1611 29
nachher korrespondiert oder traktiertt. Ich bitte um Nachricht, worauf Januar 11.
es mit dem Volk endlich angesehen ist. Datum München den
11. januarii a. 1611.
Ma., 111|11 —; Kptkopie mit Aenderungen Jochers.!
13. Aerssen an den Kurfürsten von Brandenburg. Januarli.
„Monseigneur. Je confesse ingenuement, que ie n’ay rien Contribuö
de solide qui ait peu avancer le service de V. A. en ceste
cour, que le seul soin de le recommander selon les occasions, et
partant ie n’ay pas merit6 cest honneur que V. A. se soit souvenue
de moy. Toutesfois ie le prens comme erre & un plus grand devoir
duquel ie ne m’excuseray iamais, quand Vous estimerds & propos de
me le commander. Le feu roy a eu de mouvemens particuliers par
lesquels il affectionnoit la justice de Vostre cause; les considerations
de ses voisins ne l’avoient peu divertir de sa resolution pour seconder
les desseins de V. A. et estoit prest de mettre son arm6de aux
champs, quand ce detestable assassinat le nous osta qui fut certes
une perte grande & ceux qui ne desirent point la grandeur d’Espagne,
mais singulierement & V. A., car ie scay au vray que l'intention de 8.
Ma.'* estoit de Vous asseurer dans la possession de la succession
delaiss6ee par le feu duc de Cleves, pour ayant achev6 ce coup en
faveur de ses alli6s porter la guerre dans l’estat de Milan, d’oü sans
doute fut suivye la paix et pour l’Allemaigne et pour les Pays-Bas.
Dien ne nous en a pas encor iug6s dignes. Desormais ie n’ose pas
promettre & V. A. qu 'Elle doive esperer pareille faveur de ceste
cour. La royne a bien de la bonne volont6 pour entretenir les anciennes
alliances de ceste couronne et mesmes de ne rien alterer
dans les maximes du feu roy, mais sa regence est agit6e d’une sy
grande diversit6 d’opinions, comme il est accoustum6 d’arriver A toute
minorit& que malaysöment sa bonne vollont& pourra estre accompagn6e
des effects qui luy sont necessaires pour la rendre parfaicte. Le
sr. Belin l’a bien observö se trouvant sur ces lieux et sans doute. en
aura faict particulier rapport & V. A., ce qui me retiendra d’en importuner
davantage V. A. que pour Vous asseurer, que la cause de
V. A. est sy importante ä la chrestient6, mais singulierement & nos
Provinces Unies, que ie suis oblig6 de l’embrasser avec tout soin en
ceste cour, quand mesmes ie n’auroy point cest honneur d’en estre
somme par V. A. De Paris ce 11.° de ianvier 1610.
Haag, Aerssens Briefe, Band VII. — Kopie.?
! Vorstehendee Schreiben ist erwähnt bei Hurter, a. a. O., VI,
8: 369, Anm. 67.
» Am 5./15. Jannar schreibt Aerssen an den obengenannten kurbrandenburgischen
geheimen Rat Christian von Bellin: „La rupture du traicte de
Conloigne n’est point imputee & mess. les princes unis, mais aux dures et peu