386 Geschichte der Akademie mater Friepricun dem Grossen (1746—1780).
venirs« ausführlich und selbstgefällig zu erzällen!: ausdrücklich bemerkt
er dabei. niemals habe der König dureh Spott verletzt, immer
sei er lebhaft gewesen und habe durch Geist und Vielseitigkeit der
Interessen die Hörer entzückt”. Anziehender noch als Forxer's
Beriehte ist die Schilderung seiner Unterredungen mit Akademikern.
die der König selbst in einem Brief an pD’ALENBERT gegeben hat”.
Depuis non retour a Berlin. jai voulu deerasser mon esprit de la
rouille de la campagne par um vernis academique. Je me suis entretenn
avec M. Voorsuey. Nous avons savanınent et profondement disente. a
ma grande cdification. les matieres les plus graves. dont notre seerctaire
perpetuel a voulu me convaincre. Un autre jour Fhomerique Brravpe
nra fort assure que lautenr de Vlliade et de VOdyssee ctait le seul
poete qu’eüt produit ce long enchainement de siecles. Puis je me snis
corrobore par les sages reflexions politiqnes et philosophiques de M.
WEGTVELIN; et comme les soins de la terre m’avaient fait pour un temps
oublier le ciel, M. Berxovureı a bien voulu me commmniquer Titineraire
des astres; il m’a appris qu’on soupconnait la conr de Venus d’etre plus
nombreuse qu’un ne Tavait cm, et qu’on avait des indices d’um de ses
satellites. Moi qui vais un peu vite en besogne. jiai d’abord baptise ce
satellite, que jJai nomme Cupidon. Je me suis recomwande aux bonnes
sräces de cette divinite, du nouvean satellite et des trois Gräcen. M,
BersouLLı pretend, par le moyen de ce satellite (qui est apparemment
un espion), savoiv au juste Ja masse et la taille de la decsse de Üythere,
comme s’il Pavait ınesuree avec sa eeinture; je lai fort prie d’en garder le
secret. pour ne point deerediter les chefs-d’oeuvre des Pliidias et des Praxitele
qui ont sculpte cette deesse si Ssuperieurement. Depuis. jai vuM.
LAGRANGE, qui a bien voulu temperer la sublimite de son langage en
raison inverse des earres de mon ignorance: il m’a conduit d’abstraction en
abstraetion dans un labyrinthe d’obscnrites, ot mon panvre esprit se serait
perdu, si notre bon Suisse M. Mertax ne nriavait retire des sublimes
regions infinitesimales pom me remettre sur ce globe abject et brut oü
je vegete. Enfin, M. Acharp m’a appris ce que c'est que llair fixe. et il
ın'a fait convenir sans peine que la matiere a une infinite de proprietes
qui ont Echappe jusqu’ici a notre eonnaissance, et que ce ne sera qu’en
suivant Bacon. a force de füire des experiences. que nous Pourrons, avee
le teınps, etendre de quelques degres la sphere etroite de nos connaissances.
Malheureusement les prenners prineipes des choses demenreront a jamais
hors de la portcc de notre faible penctration. Tel est en abrege le petit
cos academique que jai fait durant ma maladie. Cela ne valait pas la
peine de le commmmiquer au sublime Anaxagoras (= D’ÄLEMBERT); non
sans doute; si Javais vn quelques chose de plus interessant a lui apprendre.
je Yanrais fait®.
! 1. p.ı22fl.
* Forxery erzällt u. A. von einer Audienz. bei welcher der König in melır
als halbstündiger. zusanmmeuhängender Rede den Kaiser Tiberius vertheidigt habe
(1. p. 126).
° Januar 1780, (luvres T. 25 p.139.
* Einen ähnlichen, aber kürzeren Bericht hat Frieprıcn am 13. (23.) Jannar
17382 ((Euvres T. 25 p. 212) noeh einmal an p’ÄLENBErRT gesandt: »Jai vu la plu-