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part de mes affaires, comme cest bien raison. a ceste cause vonz
diray je) comme a mon bon frere les diffieultez que se y treuvent,
et ce que me samble que bonnement se pourra faire pour
maintenant.
Premiers quant a mon allee par dela, vouz pouez croyre fermement,
que, si elle consistoit en ma simple volunte, je neusse differe
tant de temps de la mettre en effect et monstrer par oeuvres,
quil n’y a chose en ce monde, que plustot je voulusse accomplir
que daler en Ytalie, non pour ambition de me faire grand, mais
seullement pour satisfaire ala charge, que Dieu ma donne et pour
le fruict, que avec mon allee si pourroit ensuyr en benefice de
la Chrestiente, reduisant ieelle a paix universelle, pour convertir
les comunes armes contre les infidelles et procurer dextirper les
erreurs et heresies de Luthere.') mais quelque bon vouloir, que
jJaye a la dite allee, ni quel necessite quil y ait dicelle, il me fault
la principale chose, quest que ne la puis faire. car je nay souffisamment
la de quoy pouoir bien adresser ung voyage tant grand,
ainsı quil conviendroit a ma seheurte et a mon honneur et
prouffit.
Vous entendez bien, mon frere, quil fauldroit que mon allee
fusse avec telle puissance de gens de guerre, que si, pour caz que?)
devant mon arryvee en Ytalie mon armee estant illec fusse deffaiete
(que Dieu ne veuille), je puisse me soubstenir et estre
asseure avec les dites gens de guerre, que meneroye, jusques avoir
ı) W add. ausgestrichen (in Z fehlend) et dresser ung consille universel
por refformation de leglise; que sont choses que desirerois bien pouvoir
acomplir et ausquelles jai tousjours eu [ein unleserliches Wort] affection. je
cognois bien aussi, que pour les choses que de present soffrent, la necessite
de ma dite allee ne pourroit estre plus grand, que maintenir pour le peril
tant evident de la parte de ce que je tiens en Ytalie, estant mon armee
illec en telle extremite, que si elle nest bientost et puissamment secourue,
elle ne se pourra soubstenir ny deffendre, contre limpetu de tant de collighez
ennemiz, ayant aussi les peuples ennimiscez et contraires et grande faute de
vytuailles. et si la dite armee se perdoit ou fust forcee de se deffendre. jauroye
tantost perdu Naples et Secille, que despues seroient mal aisez a recourrir.
et pour ces raisons ma dite allee est tres necesse et ne la vouldroie excuser,
puisque par le moyen dicelle cesseront tous les dits inconvenans, et me
trouvant puissant en Ytalie avec mon tiltre dempereur, je pourrole Commander
a tous et estre sieur de tous sans aucune resistance, quest la chose,
que pape et potentaz craignent plus, pour ce quilz usurpent de lempire, et
croi bien que cela est cause de leurs presens colligations contre moy.
2) Undeutlich in W; fehlt in 2.