Full text : Historische Untersuchungen. Heft V. (5)

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part  de  mes  affaires,  comme  cest  bien  raison.  a  ceste  cause  vonz
diray  je)  comme  a  mon  bon  frere  les  diffieultez  que  se  y  treuvent,
  et  ce  que  me  samble  que  bonnement  se  pourra  faire  pour
maintenant.

Premiers  quant  a  mon  allee  par  dela,  vouz  pouez  croyre  fermement,
  que,  si  elle  consistoit  en  ma  simple  volunte,  je  neusse  differe
tant  de  temps  de  la  mettre  en  effect  et  monstrer  par  oeuvres,
quil  n’y  a  chose  en  ce  monde,  que  plustot  je  voulusse  accomplir
que  daler  en  Ytalie,  non  pour  ambition  de  me  faire  grand,  mais
seullement  pour  satisfaire  ala  charge,  que  Dieu  ma  donne  et  pour
le  fruict,  que  avec  mon  allee  si  pourroit  ensuyr  en  benefice  de
la  Chrestiente,  reduisant  ieelle  a  paix  universelle,  pour  convertir
les  comunes  armes  contre  les  infidelles  et  procurer  dextirper  les
erreurs  et  heresies  de  Luthere.')  mais  quelque  bon  vouloir,  que
jJaye  a  la  dite  allee,  ni  quel  necessite  quil  y  ait  dicelle,  il  me  fault
la  principale  chose,  quest  que  ne  la  puis  faire.  car  je  nay  souffisamment
  la  de  quoy  pouoir  bien  adresser  ung  voyage  tant  grand,
ainsı  quil  conviendroit  a  ma  seheurte  et  a  mon  honneur  et
prouffit.

Vous  entendez  bien,  mon  frere,  quil  fauldroit  que  mon  allee
fusse  avec  telle  puissance  de  gens  de  guerre,  que  si,  pour  caz  que?)
devant  mon  arryvee  en  Ytalie  mon  armee  estant  illec  fusse  deffaiete
  (que  Dieu  ne  veuille),  je  puisse  me  soubstenir  et  estre
asseure  avec  les  dites  gens  de  guerre,  que  meneroye,  jusques  avoir

ı)  W  add.  ausgestrichen  (in  Z  fehlend)  et  dresser  ung  consille  universel
por  refformation  de  leglise;  que  sont  choses  que  desirerois  bien  pouvoir
acomplir  et  ausquelles  jai  tousjours  eu  [ein  unleserliches  Wort]  affection.  je
cognois  bien  aussi,  que  pour  les  choses  que  de  present  soffrent,  la  necessite
de  ma  dite  allee  ne  pourroit  estre  plus  grand,  que  maintenir  pour  le  peril
tant  evident  de  la  parte  de  ce  que  je  tiens  en  Ytalie,  estant  mon  armee
illec  en  telle  extremite,  que  si  elle  nest  bientost  et  puissamment  secourue,
elle  ne  se  pourra  soubstenir  ny  deffendre,  contre  limpetu  de  tant  de  collighez
ennemiz,  ayant  aussi  les  peuples  ennimiscez  et  contraires  et  grande  faute  de
vytuailles.  et  si  la  dite  armee  se  perdoit  ou  fust  forcee  de  se  deffendre.  jauroye
tantost  perdu  Naples  et  Secille,  que  despues  seroient  mal  aisez  a  recourrir.
et  pour  ces  raisons  ma  dite  allee  est  tres  necesse  et  ne  la  vouldroie  excuser,
puisque  par  le  moyen  dicelle  cesseront  tous  les  dits  inconvenans,  et  me
trouvant  puissant  en  Ytalie  avec  mon  tiltre  dempereur,  je  pourrole  Commander
  a  tous  et  estre  sieur  de  tous  sans  aucune  resistance,  quest  la  chose,
que  pape  et  potentaz  craignent  plus,  pour  ce  quilz  usurpent  de  lempire,  et
croi  bien  que  cela  est  cause  de  leurs  presens  colligations  contre  moy.

2)  Undeutlich  in  W;  fehlt  in  2.