Metadata : Spittler’s sämmtliche Werke. Fünfter Band. (5)

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„Point,  et  si  vous  voulez  des  Attestations  de  la  De-„moiselle
  de  Gracvenitz,  de  sa  Mere,  de  ses  Soeurs

„et  de  ses  Freres,  je  vous  les  ferai  tenir  ete.
Il  est  facile  à  conceroir  le  bruit  due  cctte  Lettre
a  fait  d’abord,  mais  on  en  est  bien-töt  resté  Ià,  et  Foubli
  y  a  succedé.  Nous  vivions  dans  unc  espece  de
.  Limbes,  lorsque  tout  d'un  coup  arriva  la  nouvelle  d'une
  Commission  Imperiale  dui  devoit  venir  nous  rendre
visite.  Les  plus  déeterminés  en  fremirent,  et  le  courage
s'écarta  à  mesure  que  la  Commission  aprochoit.  La
Cour  étoit  à  Neslick,  Maison  de  Chasse,  lorsquc  je
reçqus  des  ordres  pressans  de  m'y  rendre:  Son  Allesse
me  sit  part  de  cette  nouvelle,  ou  plütöt  de  Tembarras
qu'elle  lui  causoit.  Elle  me  dit  que  tous  ses  Ministres
Fabandonnoient,  et  qu’Ellc  se  trouvoit  au  desespoir,  ne
sachant  comme  se  lirer  Tun  pas  aussi  scabreuxg;  j'eus
Iihonneur  de  lui  répondre  que  je  ne  doutois  aucunement
de  la  capacité  de  ses  Ministres  et  de  leur  fidclité;  mais
due  je  trouvois  difficile  à  conseiller,  lorsdufil  n-y  avoit
Plus  de  tems  pour  réllechir:  due  pour  moi  jene  voyois
duc  trois  chemins  qui  pussent  mener  à  quelquc  but.  Le
premier,  lui  dis-—je,  d'abandonner  enlierement  la  Comhlessc,
  et  de  lui  assurer  un  revenu  convenable  à  son
rang  et  à  ses  dépenses:  que  je  W’ignorois  point  les  senimens
  de  constance  et  le  point  dhonneur  qu'on  tacholt
de  lui  inspirer;  mais  que  la  Haélité  n'étoit  belle  quc  lors
du'elle  se  tronvoit  accompagnér  de  la  Haison,  et  que
IAmour  devoit  se  taire,  duand  T’autre  paroissoit:  qdue
los  Maximes  d'’Etat  et  de  Cloire  étoient  ce  qu'un  Grand
Prince  devoit  aimer  el  considerer.  Oue  le  second

chemin,  plus  périlleux,  quoique  plus  doux  pour  un