Oesterreich loyal. 1814. Besuch Cramptons und Montebellos. 57
faudra tenir Compte pour ne pas laisser se détendre au milieu des calamitées de la guerre
’essor national dont vouz aurez besoin? GQuelles, enfin, seront les conditions dont IAu-
triche sera dépendre la loyauté de sa conduite dans le röle de votre alliée, duand ce sera
Vous qui aurez besoin d’elle# et si elle agit de bonne foi, disposera-telle de toutes ses
resscurces, si la France se met à faire la guerre à coups de révolutions?
Voild une série de questions sur lesquelles il ne m’appartient pas de donner une
opinion, mais qdui s'offrent à mon esprit, si je me figure les chances de T’avenir.
Je vous ai parlé avec PPabandon le plus franc, et je laisse à votre tacte d’en rendre
compte au Prince-Régent; mais dans tous les cas vous aurez mal interprété ma pensée, si
Vous dites quelque chose qui pourrait faire de la peine à Son Altesse Royale, car TPessence
de tout ce due F’ai voulu dire, c'est que je me sens lié de l’amitié la plus étroite et la plus
constante à mon oncie le Prince-Régent, et qu'il m’est un besoin de P’en savoir convaindu.“
En finissant cet entretien, S. M. m’'a engagé à rester pour le diner, et dans T’intervalle
Elle m'a permis de m’'’établir dans un cabinet pour noter le contenu de ce qu’Elle venait
de me dire. C'est d’après ces notes prises sur le fait que jai redigé mon tres-humble rapport.
Apres le diner de Leurs Majestés, auquel Wassistaient avec moi due le prince Gort-
schakow et le prince Bariatinski, gouverneur du Caucase, I'Empereur a fait avec moi à
pied un tour dans le jardin, pour me le faire voir, et dans sa convefsation il a répété et
commenté qduelques-uns des points dont il m’'avait parlé le matin. II a retracé entre
autres sous le point de vue militaire les difficultés que les alliés avaient eues à vaincre en
814 pour. arriver à Paris, à une époque où la France se trouvait dans un état dr’affaisse-
ment physique, après les pertes en hommes et en moyens de défense qurelle avait subies.
De retour en ville, ’ai eu la visite de Sir John Crampton et du duc de Montebello.
Sur mon entretien avec le premier jadresse un rapport confidentiel au baron de Schleinitz¹³).
L’ambassadeur de France était gravement préoccupé de nos mesures militaires, et quand
je luis disais que d’après les nouvelles telég raphiques sur le contenu des journauxt de
Berlin P’intention du gouvernement pour le moment semblait se borner à vouloir traiter
sous les armes, il m'a répondu due son cabinet peut-ètre ne serait pas fäché de voir le
dénouement pacifique accélé#é par une médiation armée, pourvu que les bases en seraient
appropriées à la situation actuelle et que le maintien de la puissance médiatrice ne serait
ni trop menacant ni trop partial. II m’a communiqué ensuite quelques rapports des agents
français à Carlsruhe et à Stuttgart portant due les esprits Ccommencçaient à se calmer
dans le midi de I’Allemagne, et un autre de Dresde d’après lequel le baron de Beust
Serait dans Pirritation la plus forte au sujet des conventions qdu’il nous soupconne de
négocier avec I’Autriche en dehors des Etats secondaires et à leur préjadice.
45. Vertraulicher Bericht vom 18. Juni 1889 an Minister v. Schlei-
nitz, betr. Abschwächung der fünf englischen Fragen und der englischen Er-
klärungen wegen Nichtduldung einer Blockade der deutschen Küsten durch Sir
John Crampton. — Vgl. Raschdau I, 101 f.
46. Privatschreiben an Minister v. Schleinitz.
18. Juni 1859.
E. E. werden aus meinem heutigen Immediatbericht¹) gen. ersehen, wie sich der Kaiser
Alexander über unsre neuesten Maßregeln zu mir ausgesprochen hat. Die Quintessenz da-
12) Vgl. Nr.. 45. 1) Nr. 44.