26 I. Der aufgeklärte Despolismus.
Mais s’il est necessaire due le prince gouverne par
mi-meme Tinterieur de son Etat, Combien plus l'est-il
dw’il dirige sa politique lui-meme, du’il fasse les alliances
dui lui conviennem, qu'il forme lui-meme ses desseins
et prenne son parti dans les conjonctures délicates et
scabreuses.
Les linances, le gouvernement interne, la politique
et le milltaire tiennent de si pres ensemble du'il est
impossible de traiter une de ses branches, en se passant
des autres. Lorsque cela arrive, les princes s'en trouvem
mal. En France qduatre ministres gouvernent le royaume:
celui de la finance sous le nom de contröleur-général,
celui de la marine, celui de la guerre et celui des allaires
Etrangeres. Ces duatre rois ne sentendem ni s’accordent
jamais; de là viennent toutes les contradictions due
nous voyons dans le gouvernement francais: P’un renverse
par jalousie ce due Pautre eleve par habilite;
point de systeme point de projet; le hasard gouvere
et tout se fait en France comme il plan aux intrigues
de la cour; les Anglais savent tout ce dui se tralte à
Versailles; point de secret et par conséquent point de
politique.
I faut qu'un gouvemement bien conduit ait un
systeme aussi lié que peut Fetre un systeme de philosophie,
due toutes les mesures prises scient bien raisonnees,
et due les finances, la politique et le militaire
Concourent à un méeme but, qui est V’affermissement de
PEtat et Paccroissement de sa puissance. Or, un systeme
ne peut émaner due d’une téte; donc il faut qu'il parte
de celle du souverain. La paresse, la volupteé ou l'imbecilité
sont les causes dui empechent les princes de
travailler au noble emploi de faire le bonheur de leurs
peuples.
Un souverain n'est pas élevé à ce haut rang, on ne
lui a pas conlié le pouvoir supreme pour qu'il vive