weil durch sie seine französische Politik beim Zaren begünstigt wird. Innere Gefahren. 167
Cuoiqu’il en soit, il ne pouvait, pour Sen tirer, rencontrer un terrain plus favorable
due celui de la question de Syrie. Les rapports des agents russes dans cette province
ne laissent pas de doute à IEmpereur, due le renvoi des troupes françaises³) y Serait immédiatement
suivi d’horreufs semblables à celles qui viennent de soulever Pindignation
de PEurope. Le prince Cortschakow a donc eu beau jeu en prouvant à son maĩtre que
ce n'est du’en prétant I’appui de la Russie aux combinaisons du Cabinet des Tuileries,
qu’il se trouverait en mesure Cassurer aux chrétiens de Syrie une protection efficace
contre les actes de vengeance medités par les Turcs et auxquels les cabinets de Londres
et de Vienne se disposent à abandonner leurs corréligionnaires. Les commotions qui
doivent naitre de l'ẽtat de choses ou le départ de Tarmeée française laisserait la Spyrie,
à Pavis du prince Gortschakow, prendraient des dimensions bien plus vastes due celles
dui les ont précédées, vu que tous les sujets chrétiens de ia Porte seraient réduits au
désespoir, en voyant linefficacité d’une protection à laquelle se rattachait leur
dernière chance de salut. Les complications qui résulteraient infailliblement de ces
évenements équivaudraient presque à la certitude d’'une guerre européenne. Ces con-Sidérations,
habilement adaptées aux dispositions pacifiques et aux aspirations généreuses
dui animent I’Empereur, auront servi a justifier devant Sa Majesté le systeme politique
dont le prince Gortschakow est le représentant et dans lequel il trouve la base de son
pouvoir. II est très probable durau point où en sont les choses, la position du prince
cesserait d'ẽtre tenable des le moment cü P’attitude officielle de la Russie accuserait
la rolution deéfinitie de tourner le dos à la France. Le premier pas
dans une nouvelle direction de cette nature entrainerait sans doute un changement
de cabinet, de manière qu'en défendant son systeme, le prince en méme temps deéfend
le pouvoir, due T’habitude lui a rendu cher. Pour le coup la situation telle qwelle se
dessine par rapport à Taffaire de Syrie,⁴) vient de mettre à sa disposition des raisons
puissantes pour faire comprendre à I’Empereur, combien il y a d’intéréts majeurs qui
reoommandent à S. M. de cultiver des. relations d'intimité dont son ministre est Pintermédiaire
indispensabte. Comme le prince jouit à-peu-pres du moncpole de la conversation
politiqgue avec son maitre, il ne lui faudrait peut- étre pas même toutes les
dualités persuasives dont il est doué, pour utiliser dans la direction indiquée des faits
qui parait#aient destinés à étre autant d'ẽcueils pour le systeme du’il poursuit. Par
mes rapports antérieurs⁵) V. E. sait, due IEmpereur ne se fait pas la moindre illusion
sur la part du’il doit attribuer aux influences parisiennes dans les conspirations qui se
trament en Pologne et sur le Danube. A cCöté des inquiétudes qui S'y rattachent et en
Présence de la question de Pémancipation des serfis, la situation intérieure de la Russie
n'est rien moins due rassurante, et les prévisions les plus sinistres pèsent sur lesprit
public. VVoils précisément Pordre d’idées due Péloquencc du prince GCortschakow
transforme en arguments pour prouver la nécessite KTetre bien avec PEmpereur
Napoléon afin qu’il s'abstienne de mettre le feu aux mines qu'il a creusées. On
entretient Iespoir de conjurer la tempeète en offrant l'encens à l’autel du Génie malfaisant.
Quant à I’affaire de Syrie, je ne scupconne nullement la sincérité des Sympathies
due le prince Gortschakow y voue aux chrétiens; ce west pas sa faute que la cause de
3) Vgl. S. 164.
4) Ausf. statt l'affaire de Syrie: la Syrie.
5) Vgl. Nr. 139 und 143.