1803
Juli 30
14 Urkunden No. 623- 624.
cepter les interets d’aucun prince de la negociation generale, que de 8’opposer
directement aux intentions de V. M, en particulierre. Comme V.M.
egalement ne m’avoit point encore donne l’ordre d’agir officiellement, je
crus aussi de ınon cöt&e devoir me borner & la de£claration, mais de la maniere
la plus prononcee!) ... [de] la volonte de V.M., sans neantmoins preaser
le Card. de me donner une reponse cathegorique qu'il lui auroit 6t& facile
d’eluder par le vague qui existe encore dans toute cette affaire, et en n’entrant
jamais de mon eöte dans aucun raisonnement applicable a d’autres
princes, mais en parlant toujours strietement des interets de V. M. et de
ses provinces geules. J’avois m@öme commence par lui dire que j'’avois cru
devoir me mettre en &tat de lui expliquer les intentions de V. M., tant pour
repondre & la confiance qu’il m’y avoit t&moignd en me faisant part du
projet de l’envoy d’un nonce, que puisque, quand deux Cours agissoient
franchement l’une envers l’autre, il me paroissoit avantageux de connoitre
les sentimens rdeiproques, avant que de prrendre des determinations, pour
ainsi dire irrdvocables; comme de cette fagon nous causions plutöt que nous
ne disceutions, j’ai pu p£netrer plus en avant dans les vues ulterieures de
la Cour de Rome et je me suis convaincu & present que je ne m’etois
gueres trompe, en lui en supposant de plus vastes qu’elle n’en annongoit
d’abord. Le Card. lui-möme m’a dit ouvertement que, malgr6 que rien ne
fut encore positivement r&solu sur tout le detail de cette affaire, il croyoit
cependant lui-möme qu’on n’en resteroit pas seulement & determiner les
limites des differentes dioc&ses; mais que la negociation 8’&tendroit sur bien
d’autres points encore, tels que la jurisdietion eceldsiastique, l’organisation
generale des couvents etc. D ajouta que les nouveaux sujets catholiques
des princes protestans devroient jouir d’une garantie semblable & celle que
l’annde normale avoit fourni du tems du Trait6 de Westphalie; il nomma
le retablissement des nonciatures en Allemagne comme une des choses
principales A regler. J’ai encore appris & cette occasion que, comme c’est
a Vienne que se negocie actuellement toute cette affaire, c’est le chanoine
Kolborn qui de la part de l’Electeur Archi-Chaucelier a &t& charg6 de
faire les premieres ouvertures sur ces matieres au nonce papal pres de la
Cour de Vienne.
Aprts avoir .ainsi expose & V. M. ce dont le Card. Consalvi vient de
me faire part, je crois en pouvoir tirer les re&sultats suivans: la Cour
de Rome, sentant qu’elle n’a aucune pretension & former envers les
princes protestans que le chaugement de la negociation avec eux en une
negociation avec [’Empereur germanique, sur lequel elle croit posseder une
autorit6 fondee sur de longues relations et des traites expres, Elle ne vise
par l& & rien de moins qu’ä l’acquerir, s’il est possible, tous ses pretendus
droits et sortir ainsi de cette erise avec plus d’avantage qu’elle n’en avait
rn
1) Lticke in der Dechiffrirung.