Volltext : Deutsches Kolonialblatt. XXVII. Jahrgang, 1916. (27)

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were  to  write  a  letter  throngh  Four  minister
saying  that  you  have  only  heard  lately  of  this
regrettable  incident  and  that  the  official
report  has  not  reached  Fou,  but  that  you
were  resolved  to  make  a  searching  investigation
  into  the  affair,  it  would  have  the  effect
öf  causing  the  more  sober  public  to  suspend
juchgment  upon  it.

I  beg  Jou  will  pardon  the  liberty  I  have
taken  in  addressing  Vour  Majesty,  but  my
anxious  regard  for  the  good  name  of  the  Congo
State  and  sympathy  for  the  Commandant  and
his  victim  are  my  excuses.

Vours  obedient  and  humble
servant
(s.)  Henry  M.  Stanley.
His  Majesty
King  Leopold  II.
ete.  etc.  etc.  etc.
P.  S.  I  leave  for  Neu  Vork  on  the  Ath  Sept.
and  Parliament  will  be  proroqued  on  the  7th.
H.  M.  S

Anlage  III.
31.  8.  1895.
Note.

La  condamnation  de  Mr.  Stokes  a  été
Prononcée  au  poste  de  la  Lindi  par  le  Conseil
de  guerre  de  la  zöne  arabe,  légalement  institué
  en  vertu  des  dispositions  sur  la  matière
et  od  siégeait  comme  juge  M.  le  Commandant
Lothaire.

Le  jugement,  rendu  à  la  suite  de  procédure
  ordinaire,  précise  les  crimes  dont  était
accusé  Stokes  et  constate  du’'ils  sont  établis.
Le  Conseil  de  guerre  a  précisé  les  preuves  de
la  culpapilité  de  Stokes  dans  les  dépositions
  faites  par  les  fémoins  et  dans  les
papiers  émanant  du  prévenu  et  Saisis.
L'accusé  a  présenté  ses  moyens  de  deéfense
dans  une  déclaration  éecrite.

Daccusatiom  reprochait  entr'autres  à
Stokes  d’approvisionner  les  arabes  révoltés
d’armes  et  de  munitions  et  d'’exciter  par  Ià  à
la  guerre  eivile,  en  territoire  Soumis  au
régime  militaire,  erime  due  la  loi  punit  de
mort.  Elle  lui  imputait,  comme  faits  précis
et  établis,  ceux  d’avoir  en  décembre  1892,
vendu  au  chef  arabe  Kilonga-longa  un  dépot
d’armes  et  de  munitions  instalé,  sur  le  territoire
  de  I’Etat,  et,  en  second  lieu,  d’avoir  en
Nov.  et  Dec.  1894,  vendu  lui-méme  ou  fait
vendre  par  des  gens  à  sa  solde  des  armes  et
munitions  aux  bandes  arabes  révoltées.

La  premieère  accusation  n’'a  pas  é6té  niée
par  le  prévenu;  qduant  à  la  seconde,  elle  a

 

6té  Stablie  non  seulement  par  les  dépositions
des  témoins  mais  aussi  par  les  papiers  Gerits
de  la  main  du  prévenu.  II.  a  6té  trouré
entrrautres  la  liste  des  marchandises  des
barils  de  poudre  et  des  capsules  confiées  par
Stokes  à  chacun  de  ses  nyamparas  pour
aller  acheter  de  Pivoire.  Son  journal  de
route  fait  également  mention  des  discussions
avec  les  gens  d'’Abédi  au  sujet  de  la  vente  des
charges  de  sa  caravane,  et  une  annexe  à  ce
journal  mentionne  qdue  cette  caravane  comportait
  des  munitions  prohibés.

Les  rapports  du  Capitaine  Lugard  donnent
dlde  nombreux  renseignements  sur  Stokes  et
ses  importations  d’armes  dans  T’Ugandea.
(voir  Africa  No.  4.  1892.  p.  100.  108.  111.—
Africa  No.  2  I18931.  p.  15.  —  Captain  F.  D.
Iugard:  The  Rise  of  our  East  African
Empire.  Vol.  II.  pp.  10  et  63.)  —

Anlage  IV.

3“  ½5#  dept.  2nd  1895.
My  dear  Mons.  Liebrichts.

1  acknowledge  with  many  thanks  the
receipt  of  the  documents  re  Stokes.

I  have  read  them  very  carefully  but  l  am
afraid  they  do  not  exonerate  Mons.  Lothaire
from  a  grave  offence.  The  Foreign  Office  if
left  alone  by  the  British  Press  would  I  am
sure  be  disposed  to  deal  mildly)  with  the
State  but  if  these  documents  become  public
as  no  doubt  they  will  the  rage  of  the  Press
will  be  awful.  Frankly  1  must  say  I  had
hoped  Lothaire  had  a  better  excuse  for  proceeding
  to  such  Extremes  against  a  man  like
Stokes.  There  is  not  the  slightest  doubt  that
Stokes  has  been  foolish,  rash,  even  wicked,
but  these  papers  do  not  show  any  crime
deserving  of  summary  execution.  The  evidence
  of  a  lot  of  half-casts  and  negroes
Oought  not  in  a  matter  of  life  and  death  to
outweigl  Stokes’'  solemn  statement.  He
admits  that  he  sold  percussion  muskets,
powder  and  a  few  Sniders,  but  the  number

is  so  few  that  the  confiscation  of  his  property

and  imprisonment  would  have  been  ample
punishment.  I  expected  to  read  of  two  or
three  hundred  breechloaders,  with  a  few
thousand  cartridges  but  Lothaire  cannot
prove  this.

„The  process  verbal  does  not  contain  any
name  but  Lothaire  and  Henry.  De  Fou
suppose  that  two  white  men  will  be  permitted
to  swear  another  man's  life  away  in  Mid--Africa
  even  though  they  are  officials?  I