Audienz beim Zaren. Das Vermächtnis der Väter. Offene Sprache Alexanders. 5
Talliance intime avec la Prusse comme un legs sacré⁹) que je tien; de mon père et de
PEmpereur Alexandre et comme une conséquence naturelle et inaltérable des liens du sang
qui m’'unissent à la maison Royale“. En parlant de Ses relation: avec les autres puissances,
IV’Empereur dabord énumeré Ses griefs contre I/Autriche. II voulait s'abstenir de critique
la politique du cabinet de Vienne jusqu'’au moment de T’ouverture du congrès de Paris;
I’Empereur François¹⁰) Joseph jugerait lui meéme à son for intérieur jusqu'’ à quel point
les loix de la morale ordinaire étaient applicables auf mesures politiques des souverairs.
Mais depuis Ientrée en négociation l’attitude de 1 Autriche vis-à-vis de la Russie n'a offert,
aux yeux de I’Empereur Alexandre, d'une série de verxations et d’offenses gratuites, tandis
due les procédés de I’Empereur Napoléon avaient fait preuve des dispositions les plus
conciliantes et de la franchise la plus cordiale. NMéme I'/Angleterre, continua I’Empereur,
la lutte une fois terminée, n'a pas cessé d’agir avec la droiture d'un ennemi loyal. „II
est donc juste, que Je sois Pami de mes amis; C'est à la Prusse en premiète ligne, due Je
me sais des obligations, mais il me serait impossible dans des contestations entre la France
et IAutriche de me ranger du cöté de la dernière. Je ne crois pas, Moi, à Putilité de Pingratitude
en lait de politiguen¹¹). Avec I’Angleterre je suis mieux qu’avant la guerre; les
coups d’épée font de meilleurs amis due les intrigues. Je tächerai d’utiliser au profit de
la paix les bonnes relations dans lesquelles je me trouve avec ces puissances; mais si nos
efforts rommuns n'y aboutissent pas, si néanmoins la guerre éclate, Je mettrai sur pied
un corps d’observation à la frontière autrichienne. lusquici Je n'ai fait d’autres appréts
due de diriger le Zièeme corps de mon armée sur Kiew; il est vrai que Fai fait rappeler
50 000 „Semestriers“¹²), mais ce rappel tient lieu de recrutement; apres la guerre le chiffre
de mon armée était au dela du double de DPeffectif du pied de paix; Fai renvoyẽ à leurs
foyers les hommes dont se composait Pexcédant, et j'en fais rentrer annuellement le nombre
équivalant à un recrutement regulier, lequel n’'a pas eu lieu depuis. Tout ce qui a été
dit sur des armements dui devaient s'opérer en Russie est controuveée; la situation géographique
de mon pays relativement au théatre de la guerre me laissera toujours de temps
de prendre les mesures à Toccasion. „Jespète due par le congrès la guerre sera ajournée,
mais il me parait peu probable qu’on puisse I’Gviter. Mon frère Constantin m'écrit que le
roi Victor Emanuel lui a manifesté sa ferme résclution de ne pas suivre lexemple de son
Pere en S'asscciant à la révolution; mais la révolution sera plus forte due lui, elle le prendra
à la remorque. Je me serais volontiers associer à un systeme tendant à localiser la
guerre en Italie, pour prévenir une conflagration générale, qui pourrait avoir des résultats
bien autrement graves qu’une défaite passagère de I’Autriche; mais si cette idée n'a pas
’approbation des autres puissances, la Russie certes n’est pas intéressée en première ligne
à la räaliser.“
Tel est a-peu-près le resumé de ce que m’'a dit Sa Majesté, en faisant rouler la Conversation
tantöt sur la politique, tantöt sur toutes les matières imaginables. LEmpereur m'a
Parlé avec un tel abandon que je me sentirais coupable d'une indiscrétion, si je voulais tex-9)
In der Ausfertigung stand ursprünglich: l'aigle léger Die Korrektur nach dem Konzept ist wieder
von V. Vgl. zu dieser Wendung: Die große Politik der europäischen Kabinette 1871—1914. Band III (1922), S. 23. 25.
10) Von hier ab (bis zum Schluß) setzt in der Ausfertigung wieder die Hand des Premierleutnants
Klüber ein.
11) Anspielung auf das bekannte Wort des Fürsten Felix Schwarzenberg nach der Niederwerfung des
ungarischen Aufstandes im Jahre 1849 mit russischer Hilfe: Die Welt wird staunen über unsere Undankbarkeit.
12) Urlauber.